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Voitures électriques : la France "en train d'obtenir" une préférence européenne, selon le gouvernement
information fournie par Boursorama avec Media Services 21/01/2026 à 14:50

Bruxelles doit annoncer dans quelques semaines un plan pour favoriser la production "made in Europe" dans l'automobile et d'autres secteurs.

( AFP / FRANCOIS LO PRESTI )

( AFP / FRANCOIS LO PRESTI )

La France est "en train d'obtenir" auprès de l'Union européenne l'instauration d'une "préférence européenne" pour les voitures électriques en "exigeant un contenu local de 75%" de la valeur des voitures, a indiqué mercredi 21 janvier, le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin.

"Il faut que l'Europe se fixe le même objectif de 75%, car les autres continents le font. Cela nécessitera une amélioration des procédés et un travail des sous-traitants, mais cet objectif, la France est en train de l'obtenir", a-t-il déclaré en visitant l'usine Renault de Lambres-lez-Douai (Nord), qui vient de sortir sa 100.000e Renault 5 électrique, grand succès commercial de 2025.

La France a aussi décidé de continuer à soutenir la filière des voitures électriques cette année "en maintenant les aides à l'achat à hauteur de 1 milliard d'euros , malgré le contexte budgétaire", a-t-il souligné. Le montant de la prime par véhicule augmente, a ajouté le ministère.

Coup de froid sur les sous traitants

Mais si les ventes de véhicules électriques progressent, il y aura des perdants parmi les sous-traitants de la filière des voitures thermiques, a ajouté le ministre, au lendemain de l'annonce de la fermeture d'une usine Bosch à Moulins.

"On vend 25% de véhicules en moins qu'avant le Covid. Les productions réalisées par Bosch correspondaient beaucoup aux véhicules thermiques, qui restent les plus nombreux -80% des véhicules vendus- aussi quand vous avez un effondrement du marché, vous avez forcément des conséquences malheureuses pour les sous-traitants", a-t-il averti.

Bruxelles doit annoncer dans quelques semaines un plan pour favoriser la production "made in Europe" dans l'automobile et d'autres secteurs. Attendu pour le 29 janvier, il a été de nouveau repoussé.

Cette "préférence européenne", qui conditionnera les aides à l'achat et l'accès aux fonds publics, fait l'objet d'intenses débats entre les États membres. Défendue par la France, elle est combattue par l'Allemagne, qui redoute d'alourdir les coûts d'approvisionnement de ses constructeurs automobiles.

10 commentaires

  • 16:09

    Pour sûr, s'il ne se vend plus que l'électrique, il sera compliqué d'en contester la progression ! Mais une majorité de consommateurs ont la tête bien faite et les idées claires.


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