
( AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER )
Une laiterie de Loire-Atlantique, propriété d'un trio de coopératives, est en mesure de reprendre 40 millions de litres de lait issus de fermes sur le point de perdre leur contrat avec Lactalis, a annoncé vendredi la coopérative Terrena.
"Terrena est en capacité, sur sa zone de collecte historique (environ 100 km autour d'Ancenis), de collecter 40 millions de litres de lait supplémentaires. Ce lait sera transformé localement par la laiterie du Val d'Ancenis", indique Terrena dans un communiqué.
En France, la production moyenne des fermes laitières est de 500.000 litres par an. Cette proposition pourrait donc offrir un nouveau débouché à des dizaines d'exploitations.
La multinationale Lactalis (Président, Lactel, Galbani), qui revendique le titre de premier groupe laitier mondial, a annoncé le 25 septembre qu'elle allait réduire progressivement de près de 9% ses volumes collectés en France.
Ce sont environ 300 fermes — souvent tenues par plusieurs exploitants associés — qui ne seront plus collectées à terme par Lactalis dans l'est de la France et autour de la Vendée.
La semaine dernière, l'entreprise familiale LSDH avait indiqué à l'AFP pouvoir reprendre "entre 50 et 60 millions de litres" de lait par an pour alimenter son usine de Cholet (Maine-et-Loire).
Lactalis compte se délester d'une collecte d'environ 450 millions de litres de lait.
La laiterie du Val-d'Ancenis peut "proposer des débouchés pérennes aux producteurs grâce à ses trois métiers de transformation (beurre, fromage, poudre de lait et sa marque Paysan Breton)", indique Christophe Miault, éleveur du département et administrateur de Terrena, cité dans le communiqué.
La laiterie, historiquement détenue par Terrena, est intégrée dans la filiale Laïta, que Terrena possède avec deux autres coopératives (Even et Eureden).
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