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Ukraine: Trump dit à Poutine d'"arrêter" après un raid meurtrier sur Kyiv
information fournie par Reuters 24/04/2025 à 16:47

Un homme, blessé lors d'une frappe de missile russe à Kyiv

Un homme, blessé lors d'une frappe de missile russe à Kyiv

Au moins 10 personnes sont mortes et 90 blessées jeudi à Kyiv après l'attaque russe la plus importante à avoir visé la capitale ukrainienne cette année, suscitant une rare condamnation de la part du président américain Donald Trump.

Six enfants figurent parmi les blessés, tandis que des personnes sont toujours bloquées sous les décombres, ont indiqué les autorités locales.

Cette attaque intervient alors que des négociations ont lieu depuis mercredi à Londres entre représentants américains, ukrainiens et européens mais en l'absence du secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, qui a annulé son voyage dans la capitale britannique à la dernière minute.

Un des missiles, qui a tué au moins huit personnes dans la capitale ukrainienne est un missile balistique nord-coréen KN-23 (KN-23A), a déclaré à Reuters une source militaire ukrainienne.

"Je ne suis pas content des frappes russes sur Kyiv. Ce n'était pas nécessaire et le moment est très mal choisi. Vladimir, STOP ! 5000 soldats meurent chaque semaine. Faisons en sorte que l'accord de paix soit conclu !", a déclaré Donald Trump sur son réseau social Truth.

Lors d'un échange avec la presse à Madagascar, le président français Emmanuel Macron a appelé le président russe Vladimir Poutine a arrêter "de mentir" et à accepter un accord de paix.

"Il continue de tuer des vies en Ukraine. Il n'y a qu'une seule réponse qu'on attend : est-ce que le président Poutine est d'accord pour un cessez-le-feu inconditionnel? Les Américains l'ont proposé, les Européens le soutiennent, l'Ukraine l'a accepté. Si le président Poutine dit oui, les armes se taisent demain, les vies sont sauvées", a déclaré Emmanuel Macron.

LA CRIMÉE, POINT D'ACHOPPEMENT MAJEUR

Le président ukrainien Volodimir Zelensky, en déplacement en Afrique du Sud, a annoncé qu'il écourtait sa visite pour regagner Kyiv en urgence dès la fin de son entretien avec le président Cyril Ramaphosa.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africain, Volodimir Zelensky a salué des négociations difficiles mais "constructives" à Londres, tout en regrettant l'absence d'une pression américaine d'ampleur sur la Russie.

Moscou a accusé en retour le président ukrainien d'avoir saboté ces négociations visant à obtenir un accord de paix.

"Hier (mercredi), Zelensky a catégoriquement refusé de faire des concessions", a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, accusant le président ukrainien de vouloir "négocier exclusivement un cessez-le-feu et à ses propres conditions".

La veille, le président américain Donald Trump s'en est aussi pris à son homologue ukrainien, lui reprochant de refuser de céder la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014.

Volodimir Zelensky a dit mardi qu'une telle concession contrevenait à la Constitution ukrainienne.

Le contrôle de la Crimée est devenu un point d'achoppement majeur entre Moscou et Kyiv. Mercredi, Donald Trump a écrit sur ses réseaux sociaux que la Crimée "n'était même pas un sujet de discussion".

Une position qui "correspond parfaitement à notre compréhension et à ce que nous disons depuis longtemps", a réagi jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

L'Ukraine affirme en retour vouloir une paix juste et accuse la Russie de vouloir faire traîner les négociations et de gagner du temps.

"FRAPPES BRUTALES"

La Russie a lancé 145 drones et 70 missiles, dont 11 missiles balistiques, dans la nuit de mercredi à jeudi, selon l'armée de l'air ukrainienne.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a dénoncé sur X des "frappes brutales", arguant que la Russie était un obstacle à la paix.

"Poutine démontre à travers ses actions, et non pas ses mots, qu'il ne respecte pas les efforts de paix et veut seulement continuer la guerre."

Le Kremlin a déclaré continuer son opération militaire, visant des cibles militaires.

Des opérations de recherches étaient en cours dans 13 sites de la ville et plus de quarante incendies se sont déclarés, selon les services d'urgence.

"Des téléphones mobiles ont été entendus en train de sonner sous les décombres. Les recherches vont continuer jusqu'à ce qu'il soit clair que tout le monde a été retrouvé", ont-il déclaré.

Des alertes aériennes ont été activées pendant six heures dans Kyiv.

"Les sirènes d'alerte ont retenti dans le ciel, nous n'avons même pas eu le temps de nous habiller pour sortir de notre appartement. Explosion après explosion, toutes les vitres ont été brisées, les portes et les murs, mon mari et mon fils ont été éjectés de l'autre côté", a déclaré Viktoria Bakal, habitante de Kyiv.

A l'échelle du pays, sept régions ont été l'objet d'attaques "massives", selon le ministre ukrainien de l'Intérieur Ihor Klymenko.

(Ron Popeski; version française Camille Raynaud et Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)

10 commentaires

  • 24 avril 18:45

    Quand Trump hausse le ton, Poutine agit le dossier que les russes ont sur Trump. Trump se calme et prend du coté des russes.


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