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Trump dit que l'Ukraine peut reconquérir tout le territoire gagné par la Russie
information fournie par Reuters 23/09/2025 à 23:18

(Actualisé avec commentaires de Trump)

Le président américain Donald Trump a changé son discours sur la guerre en Ukraine mardi, affirmant désormais que Kyiv pourrait récupérer l'intégralité du territoire conquis par la Russie depuis le début de la guerre en 2022, sans toutefois donner d'indication sur la manière dont cela affecterait la politique des Etats-Unis.

Donald Trump a fait cette déclaration à la suite d'une rencontre avec son homologue ukrainien Volodimir Zelensky en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il avait précédemment déclaré que Kyiv et Moscou devraient céder des territoires pour mettre fin à la guerre.

"Avec du temps, de la patience, et le soutien financier de l'Europe et, en particulier, de l'Otan, les frontières d'origine (d'avant-guerre) est tout à fait une option", a déclaré le locataire de la Maison blanche dans un message publié sur son réseau Truth Social.

Moscou combat "sans but" dans une guerre qu'une "véritable puissance militaire" aurait gagnée en moins d'une semaine, a également écrit Donald Trump, qui n'a toutefois pas imposé de nouvelles sanctions à la Russie et a laissé entendre par le passé que Kyiv devait céder la Crimée et une partie de l'est de l'Ukraine à la Russie afin de mettre fin au conflit le plus meurtrier que l'Europe ait connu depuis 80 ans.

Le président russe Vladimir Poutine et la Russie "sont en GRANDE difficulté économique, et c'est le moment pour l'Ukraine d'agir", a aussi déclaré le président américain dans son message, ajoutant que les Etats-Unis continueraient de fournir des armes aux alliés "pour que l'Otan en fasse ce qu'elle veut".

Volodimir Zelensky, à la suite de son entretien avec Donald Trump qu'il a qualifié de "constructif", a pour sa part indiqué avoir discuté de la situation économique difficile de la Russie avec son homologue américain, ajoutant que celui-ci était prêt à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine après la fin de la guerre.

Assis aux côtés de Donald Trump, il avait auparavant déclaré aux journalistes, au début de la réunion, qu'il avait de "bonnes nouvelles" du front à partager avec le locataire de la Maison blanche, plus de trois ans et demi après le début de la guerre déclenchée par la Russie.

"BESOIN DE PLUS DE PRESSION"

"Nous avons besoin de plus de pression, de plus de sanctions maintenant, de la part des États-Unis tout d'abord et de la part de l'Europe", a-t-il dit, ajoutant qu'il souhaitait discuter de l'appel lancé par Donald Trump aux puissances européennes afin qu'elle cessent tout achat d'énergie russe.

Le président américain avait auparavant menacé la Russie de sanctions économiques lors de son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, ajoutant toutefois qu'il souhaitait que les alliés des États-Unis prennent les mêmes mesures et tournant en dérision certains Etats européens qui continuent d'acheter de l'énergie russe.

Donald Trump a qualifié sa rencontre avec Volodimir Zelensky d'"importante", tandis que ce dernier a déclaré à la presse qu'il souhaitait discuter de l'implication des États-Unis dans les garanties de sécurité occidentales pour l'Ukraine dans le cadre d'un futur accord d'après-guerre.

Volodimir Zelensky devrait également évoquer les moyens d'améliorer les défenses aériennes de son pays et d'organiser une réunion entre dirigeants russes et ukrainiens dans le cadre des efforts de paix de Donald Trump, a déclaré à Reuters une source de la délégation ukrainienne avant les pourparlers.

Donald Trump a précédemment lancé l'idée d'une rencontre entre Volodimir Zelensky et le président russe Vladimir Poutine, à laquelle le président américain pourrait participer, afin de progresser dans sa tentative de mettre fin à la guerre déclenchée par la Russie en février 2022.

Moscou a déclaré qu'aucune rencontre de ce type n'était prévue et que l'ordre du jour devrait être soigneusement préparé pour qu'elle ait lieu. Kyiv y voit la preuve que la Russie n'est pas disposée à revoir à la baisse ses objectifs de guerre et qu'elle fait obstruction aux efforts du président américain.

Bien que Kyiv ne s'attende pas à une nouvelle aide militaire directe des États-Unis, son effort de guerre dépend en grande partie du partage de renseignements américains et d'un nouveau mécanisme permettant à l'Europe de fournir à Kyiv des armes américaines telles que des défenses antiaériennes.

(Reportage Steve Holland, Tom Balmforth et Gram Slattery, avec Ryan Patrick Jones à Toronto et Yuliia Dysa à Kyiv, version française Benjamin Mallet)

4 commentaires

  • 24 septembre 08:34

    Va comprendre !!


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