Donald Trump donne le top départ de la course d'Indycar organisée à Washington pour célébrer le 250e anniversaire des Etats-Unis, le 23 août 2026 ( POOL / Doug MILLS )
Une course automobile inédite dans les rues de Washington, dont le coup d'envoi a été donné par le président américain, a clôtué dimanche les célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis, largement centrées sur Donald Trump.
Le républicain était aux premières loges de cette compétition entre monoplaces lancés à près de 300 km/h à l'ombre des monuments de la capitale fédérale.
Après avoir effectué un tour d'honneur en limousine blindée, Donald Trump a agité le drapeau vert sur la ligne de départ située devant la coupole immaculée du Capitole.
"L'événement a pris une ampleur que nous n'aurions jamais imaginée", a-t-il déclaré à la chaîne Fox News. "Le circuit est magnifique", a-t-il ajouté.
"C'est le président qui a voulu ça. C'est un grand fan. Nous voulions participer aux 250e anniversaire" de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis, a déclaré Roger Penske, propriétaire d'Indycar, pour qui cette course de 400 km est "emblématique".
Course d'Indycar à Washington, organisée pour les 250 ans des Etats-Unis, le 23 août 2026 ( AFP / SAUL LOEB )
L'Américain Kyle Kirkwood l'a emporté, bouclant les 147 tours du circuit d'un peu moins de 3 km, serpentant autour de l'obélisque du Washington Monument, des Archives nationales ou des musées Smithsonian, en 2 heures et 40 minutes.
Il devance le Danois Christian Lundgaard de 3,09 secondes.
Il s'agit de la septième victoire de Kyle Kirkwood en IndyCar et sa sixième sur un circuit urbain. L'Australien Will Power a terminé troisième et le Suédois Marcus Ericsson quatrième.
"Je ne trouve même pas les mots. C'est incroyable. J'en ai presque les larmes aux yeux. C'est un grand moment pour nous. Un grand moment pour l'Amérique", a confié le vainqueur, décrivant une "course difficile".
35 millions de dollars
Le Néo-Zélandais Scott McLaughlin a percuté une barrière de pneus à 19 tours de l'arrivée, alors qu'il tentait de dépasser Kyle Kirkwood, qui a pris le large à 13 tours de l'arrivée, et a gardé la tête de la course jusqu'à la fin.
Donald Trump à bord de la limousine blindée présidentielle lors de la course d'Indycar organisée pour les 250 ans des Etats-Unis, à Washington, le 23 août 2026 ( AFP / Kent NISHIMURA )
L'Espagnol Alex Palou, parti en pole position et six fois vainqueur cette année, a subi une pénalité, un changement de pneus raté et un accident avant de terminer 20e sur 25, ce qui a douché ses espoirs de remporter un quatrième titre de champion consécutif à Washington.
La course, dont l'organisation a couté 35 millions de dollars, est gérée par les organisateurs du championnat d'IndyCar, la discipline phare du sport automobile aux Etats-Unis, souvent comparée à la F1 mais qui possède ses propres caractéristiques et dont le circuit le plus célèbre sont les 500 miles d'Indianapolis (nord).
Mario Andretti, légende américaine de la course automobile âgé de 86 ans, dont la voiture victorieuse de l'Indy 500 de 1969 est exposée dans l'un des musées Smithsonian de la capitale, a décrit un événement "incroyable". "On ne peut pas rêver mieux", a-t-il dit.
Sous un ciel bleu, familles avec enfants se sont pressées derrière les barrières pour apercevoir les bolides. Des écrans géants sont également installés sur le Nationall Mall, grande pelouse en plein centre de la capitale.
"Sport intrinsèquement américain"
Le pilote danois Christian Rasmussen lors de la course d'Indycar à Washington, organisée pour les 250 ans des Etats-Unis, le 23 aoû 2026 ( AFP / Kent NISHIMURA )
Les nids-de-poule ont été rebouchés, tandis que la National Gallery of Art a étudié les conséquences que pourraient avoir les vibrations des voitures sur ses oeuvres.
"Je n'ai jamais assisté à une course d'Indycars, c'est donc super d'en voir une, surtout pour le 250e anniversaire" des Etats-Unis, s'enthousiasme Raechel Ferguson, 23 ans, originaire d'Arizona (sud-ouest).
De son côté, Mario Espinal, Washingtonien de 53 ans, décrit une "ambiance géniale" et aimerait que l'événement se tienne tous les ans "si l'on met de côté l'aspect politique".
Roger Penske pense déjà à organiser une nouvelle course dans les rues de Washington : "Il ne faut jamais dire jamais. Nous en discuterons". "Nous devons nous réunir la semaine prochaine pour décider de la suite des événements", ajoute-t-il.
Le président américain avait signé le 30 janvier un décret permettant d'organiser l'événement, qui célèbre un "sport intrinsèquement américain", selon le texte diffusé par la Maison Blanche.
Donald Trump s'est placé au centre des événements organisés pour commémorer la signature, le 4 juillet 1776 à Philadelphie (nord-est), de la Déclaration d'indépendance marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique.

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