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Tarif de la consultation : médecins et Assurance maladie reprennent les négociations
information fournie par Boursorama avec Media Services 15/11/2023 à 10:00

Après l'échec de longues discussions, l'Assurance maladie avait accordé fin février une augmentation de 1,50 euro de la consultation médicale de base, à 26,50 euros, bien loin des 30 euros réclamés par les médecins généralistes.

( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

Combien coûtera une visite chez le médecin ? Huit mois après l'échec d'une première tentative, les six syndicats représentatifs de médecins libéraux (MG France, la CSMF, la FMF et l'UFML-S pour les généralistes, et Avenir Spé-Le Bloc, la CSMF, le SML et l'UFML-S pour les spécialistes) retrouvent mercredi 15 novembre les représentants de l'Assurance maladie pour de nouvelles négociations sur le tarif des consultations.

L'échec fin février de ces discussions avaient mené à la définition des nouveaux tarifs par une "arbitre" : une augmentation de 1,50 euro de la consultation de base. Pour un généraliste, la consultation a ainsi été portée à 26,50 euros, entrée en vigueur le 1er novembre, contre 25 euros, loin des 30 euros, voire 50 euros, réclamés par les médecins.

À l'époque, le gouvernement et l'Assurance maladie avaient bien proposé une revalorisation à 30 euros, mais uniquement pour les médecins acceptant de signer un "contrat d'engagement territorial" contre la désertification médicale, une idée aujourd'hui abandonnée.

"30 euros seraient un simple rattrapage de notre pouvoir d’achat de 2016, pas une revalorisation. C’est un point de départ, pas un point d'arrivée", prévient auprès du Figaro la généraliste Patricia Lefébure, présidente du syndicat FMF. La médecine libérale est la grande oubliée des politiques publiques depuis des années. 64% des Français jugent notre demande de revalorisation légitime", affirme de son côté dans les colonnes du quotidien le gastro-entérologue Franck Devulder (CSMF).

Selon la Caisse de retraite des médecins libéraux (CARMF), les revenus nets (BNC - bénéfices non commerciaux) des médecins libéraux ont baissé de presque 4% en 2022. "Compte tenu de l'inflation 2022 (5,22%) la perte de pouvoir d'achat est de 8,66%", a-t-elle indiq ué.

"Il y aura un accord sur tout, ou il n’y aura d’accord sur rien"

Aujourd'hui, l'exécutif lui-même reconnaît que cette revalorisation est insuffisante, mais avant de libérer plus de moyens, il veut toujours obtenir des engagements des médecins sur des objectifs comme la lutte contre la désertification médicale ou la maitrise des dépenses (médicaments, arrêts maladie...).

"Ça va être une discussion qui va être longue et difficile parce que si nous augmentons le tarif remboursé, en contrepartie il faut des engagements des médecins" a résumé mardi le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, sur Sud Radio.

Le directeur général de l'Assurance maladie, Thomas Fatôme, a confirmé de son côté être "prêt à aller loin dans la revalorisation tarifaire", tout en insistant sur la nécessité de trouver "un équilibre d’ensemble". "Ce n’est pas uniquement une négociation tarifaire", souligne-t-il dans une interview au Figaro publiée mercredi. "Il y aura un accord sur tout, ou il n’y aura d’accord sur rien".

Les syndicats semble aborder ces nouvelles discussions de façons plus sereines. "On y va avec un état d'esprit constructif" , assure auprès des Échos Agnès Giannotti, à la tête du principal syndicat de médecins généralistes, MG France. "On a tous besoin d'avoir une nouvelle convention", souligne également le représentant de Avenir Spé Le Bloc, Patrick Gasser.

Les syndicats de médecins restent notamment très mobilisés pour "l'attractivité" de leur profession, alors que la médecine libérale avec ses contraintes - horaires et administratives notamment - semble moins séduire aujourd'hui les jeunes médecins. Selon l'Ordre des médecins, l'effectif des médecins à statut exclusivement libéral a baissé de 11,8% depuis 2010, alors que l'effectif des médecins salariés a augmenté de 13,4% sur la même période. Environ 48,2% des médecins aujourd'hui sont salariés, contre 41,5% de libéraux exclusifs.

Une nouvelle rencontre avec toutes les parties aura lieu peu avant Noël, puis en janvier, en vue d’aboutir à un accord fin février-début mars.

6 commentaires

  • 15 novembre 12:04

    Je ne suis pas sur que supprimer le numerus clausus serait suffisant... le niveau des étudiants n'est plus de qu'il était. Alors les examens un peu difficiles.... cela dit, l'IA devrait rendre le diagnostic médical bien plus fiable et moins complexe.


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