( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / BRANDON BELL )
Le spécialiste des services pour l'industrie pétrolière américain Halliburton a publié mercredi des résultats supérieurs aux attentes au quatrième trimestre, soutenu par la demande pour ses services à l'international, malgré un contexte compliqué pour le secteur pétrolier.
Sur cette période, l'entreprise de Houston a enregistré un chiffre d'affaires en petite hausse (+1%) à 5,7 milliards de dollars, a-t-il annoncé dans un communiqué, au-dessus des anticipations d'un consensus d'analystes interrogé par Bloomberg.
Le bénéfice net s'affiche à 589 millions de dollars, en repli de 4% sur un an. Mais rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée privilégiée par les marchés, il demeure stable à 0,69 dollar, là aussi au-dessus des attentes du marché.
Par régions, au quatrième trimestre, les revenus de Halliburton ont légèrement reculé (-2,7%) en Amérique du Nord, son principal marché.
En cause, selon le groupe, la moindre activité de stimulation des puits aux États-Unis et au Canada et une baisse de la demande pour les services dans le golfe du Mexique.
A l'international, les revenus sont globalement mieux orientés (+1% sur un an). Le chiffre d'affaires au Moyen-Orient s'est de nouveau replié (-12%), en raison de la baisse de l'activité de forage en Arabie saoudite notamment.
Mais à l'inverse, la zone Amérique latine a vu ses revenus bondir (+12%), dopée par la hausse des ventes d'outils au Brésil et dans les Caraïbes, et des ventes de logiciels plus importantes au Mexique.
Sur l'ensemble de l'année, le groupe a engrangé 22,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires (-3,3% sur un an), supérieur aux attentes des analystes. Le bénéfice net est lui en nette chute (-48%) à 1,28 milliard.
Le contexte géopolitique et la guerre commerciale ont fait peser des incertitudes sur la croissance mondiale l'an dernier, et les cours du pétrole ont connu de fortes fluctuations, pesant sur la demande dans le secteur.
Donald Trump avait reçu Halliburton courant janvier, avec d'autres entreprises pétrolières telles que Chevron et ExxonMobil, pour les rallier à sa stratégie de mise sous tutelle du Venezuela, en leur faisant miroiter les immenses réserves de brut du pays.
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