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Réforme du CPF : le gouvernement veut des formations financées "cohérentes avec le projet d'évolution professionnelle"
information fournie par Boursorama avec Media Services 21/07/2026 à 18:17

Mis en place en 2014 puis transformé en profondeur en 2018, le CPF permet d’accumuler des droits à la formation que chaque individu peut faire valoir durant sa carrière afin d’acquérir de nouvelles compétences. L'exécutif souhaite désormais des vérifications dans son usage.

Jean-Pierre Farandou, le 30 juin 2026, à l'Assemblée nationale ( AFP / KENZO TRIBOUILLARD )

Jean-Pierre Farandou, le 30 juin 2026, à l'Assemblée nationale ( AFP / KENZO TRIBOUILLARD )

Le gouvernement souhaite réformer le Compte personnel de formation (CPF) pour que les formations financées soient "cohérentes avec le projet d'évolution professionnelle" de la personne, a-t-on appris mardi 21 juillet auprès du ministère, qui se défend de vouloir restreindre la liberté des usagers.

"Tous les financements ne répondent pas suffisamment à l'objectif initial du dispositif"

"Le CPF constitue une avancée majeure en donnant à chacun la liberté de choisir sa formation. Cette liberté est préservée", a assuré le ministère à l'AFP. "En revanche, un constat s'impose: tous les financements ne répondent pas suffisamment à l'objectif initial du dispositif, qui est de favoriser l'évolution professionnelle, l'accès à l'emploi et l'adaptation des compétences", souligne le ministère.

Ainsi, "avant chaque mobilisation du CPF, le titulaire sera invité à préciser son projet professionnel via un bref questionnaire automatisé", ce qui "permettra de proposer des formations adaptées au projet professionnel, et de vérifier que la formation demandée est cohérente avec ce projet".

"En cas d'incohérence entre la formation demandée et le projet professionnel envisagé, le demandeur de formation pourra s'appuyer sur les conseillers d’évolution professionnels pour l’aiguiller", ajoute-t-on, sans plus de précision à ce stade.

Jeudi, le ministre Jean-Pierre Farandou avait expliqué aux Echos qu'avant chaque utilisation du CPF, "il faudra une vérification soit par l’employeur si la formation a lieu durant le temps de travail, soit par un tiers de confiance, à savoir les conseillers en évolution professionnelle", ajoutant que "l'époque n'est pas à la profusion, elle est à l'efficacité des dépenses publiques".

Ces orientations rompraient avec la philosophie de la loi de 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel, qui permet aux salariés ou aux chômeurs d'accéder à leurs droits et de les utiliser directement pour acheter des formations.

La CFDT a réagi aux propos tenus dans les Echos en soulignant dans un communiqué que le CPF "ne peut devenir un outil au service exclusif des besoins des entreprises".

Pour Denis Gravouil de la CGT, le droit individuel à la formation est "une grande conquête", qui doit permettre à un salarié de "choisir une formation qui ne soit pas uniquement celle que son employeur veut qu'il fasse pour l'adaptation au poste de travail". Le ministère souligne également mardi qu'il s'apprête à augmenter par décret, via la certification Qualiopi, "le niveau d'exigence" des formations.

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