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Rachat de Challenges par LVMH: le Conseil d'Etat rejette une demande des syndicats et RSF
information fournie par Boursorama avec AFP 28/07/2026 à 16:49
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( AFP / STEFANO RELLANDINI )

( AFP / STEFANO RELLANDINI )

Le Conseil d'Etat a rejeté une demande de syndicats de journalistes et de Reporters sans frontières (RSF) concernant l'indépendance éditoriale du magazine Challenges, après son rachat par le géant du luxe LVMH, a-t-on appris mardi auprès de RSF.

LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault, a finalisé le rachat du magazine économique fin 2025 auprès de l'homme d'affaires Claude Perdriel. Les titres Sciences et Avenir et La Recherche ont aussi été repris.

Le groupe de luxe détenait déjà le quotidien économique Les Echos, le quotidien généraliste Le Parisien (groupe Les Echos-Le Parisien), le quotidien libéral L'Opinion, le site d'actualité financière L'Agefi et l'hebdomadaire Investir-Le Journal des Finances.

Les syndicats SNJ et SNJ-CGT, ainsi que RSF, réclamaient au Conseil d'Etat d'obliger l'Etat à examiner le rachat de Challenges et ses conséquences en matière de concentration.

Ces dispositions ont été rendues, selon eux, obligatoires par le règlement européen sur la liberté des médias, l'"European Media Freedom Act" (EMFA), entré en vigueur en 2025, mais qui n'a toujours pas été transposé dans le droit français, déploraient-ils.

Le Conseil d'Etat a néanmoins rejeté lundi leur requête, en soulignant notamment que "ni le Premier ministre, ni la ministre de la Culture, n'étaient compétents" pour un tel contrôle, selon la décision consultée par l'AFP.

D'après RSF, il incombe aujourd'hui au gouvernement et au Parlement "de mettre par la loi la France en conformité avec sa propre Constitution et avec un règlement européen historique, tous deux appelant à protéger la liberté, le pluralisme et l'indépendance éditoriale des médias".

"Dans un secteur malade de concentrations prédatrices, il y a urgence à agir", plaide l'ONG, dans une déclaration transmise à l'AFP.

En février, les salariés de Challenges, Sciences et Avenir et la Recherche avaient voté une motion de défiance contre leur direction et LVMH, à qui ils reprochaient notamment de ne pas avoir signé leur charte d'indépendance.

Puis les journalistes de Challenges s'étaient mis en grève fin avril, une première dans l'histoire du titre. En mai, ils ont approuvé l'arrivée d'un nouveau directeur, Emmanuel Duteil.

Depuis mai, le géant du luxe veut revendre les journaux scientifiques Sciences et Avenir et La Recherche, d'après les représentants du personnel.

2 commentaires

  • 18:41

    "En même temps", sans l'argent des milliardaires et celui des contribuables il n'y aurait plus de journaux "papier" car il n'y a plus de lecteurs...


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