Economie dédiée aux séniors, la Silver économie entend répondre aux exigences liées au vieillissement de la population. Si le premier enjeu est le "bien vieillir" et la lutte contre la perte d'autonomie, tous les secteurs (loisirs, transport, alimentation...) de l'économie, ainsi que les pouvois publics, s'intéressent à ce phénomène. Ils tendent à s'organiser pour exploiter au mieux ce marché florissant.
En 2020, 1/3 des français aura plus de 60 ans ...
Le marché des séniors en pleine croissance
Ce n'est pas un scoop, le vieillissement de la population est une chose entendue dans les pays développés.Selon l'OMS, entre 2000 et 2050, la population agée de plus de 60 ans devrait doubler pour passer de 11 à 22%, soit de 605 millions d'individus à 2 milliards. En france, cela représentera une personne sur trois. Et, comme le confirmait le Conseil d'orientation des retraites (COR) en juin dernier, nos séniors sont plutôt aisés. Dans son rapport, le COR révélait que le niveau de vie des retraités est supérieur de 3 points à celui des actifs. Leur patrimoine est plus important et leur endettement moindre. Et nos séniors consomment ! Dans l'hexagone, ils réalisent 60% des dépenses d'alimentation, 58% des dépenses d'équipement et 56% des dépenses de loisirs. C'est donc un marché en or que les entreprises comme les pouvoirs publics ne comptent pas ignorer. En 2010, le troisième âge injectait 424 milliards dans l'économie et l'on estime ce chiffre à 1000 milliards en 2050. Une filière qui génère et génèrera beaucoup d'argent donc, mais aussi des emplois. Une étude de la Direction à l'animation de la recherche des études et des statistiques (Dares) en 2013 indiquait que cette Silver économie devrait créer 300 000 emplois en France entre 2013 et 2020.
Pour profiter de cette aubaine, les filières s'organisent.
Les filières de la Silver économie
Tous les acteurs économiques sont concernés. A commencer par le ministère du redressement productif d'Arnaud Montebourg qui a signé dès 2013 un contrat de filière en proposant une quarantaine d'actions afin de structurer la Silver économie. Cette économie des séniors avait été identifiée comme l'un des sept axes de développement du rapport de la commission "Innovation 2030" remis par sa présidente Anne Lauvergeon à François Hollande. Mais la machine a mis du temps a démarrer et ce n'est qu'en septembre 2015 que le comité s'est élargi et a créé cinq groupes de travail sur les thèmes suivants : achats publics, industrie et innovation, habitat et mobilité, distribution et services financiers, services à la personne. Toutefois "c'est un sujet transversal qui intéresse plusieurs ministères mais n'a la priorité d'aucun. Cela manque de ligne directrice. Heureusement, les entreprises n'ont pas attendu pour agir" précise Luc Broussy, président de France Silver Eco, au monde.fr. Son association, créée en 2009 sous l'impulsion du ministère de l'économie, regroupe acteurs publics et privés de la filière. Entreprises (startup comme grandes entreprises), collectivités territoriales, financeurs, centres de recherche et organisations professionnelles se sont réunis pour créér de nouveaux produits et services adaptés au troisième âge. Même ambition pour le réseau Silver Valley qui compte 240 entreprises en Ile-de-France dont "l'objectif est de favoriser les passerelles entre tous ces acteurs pour développer une nouvelle offre aux séniors" explique son directeur Benjamin Zimmer.Un objectif que partage la Caisse des dépôts qui a même créée un fonds de capital-risque pour aider les entreprises intervenants dans le domaine de la Silver économie.
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