( AFP / THOMAS SAMSON )
La nouvelle présidence de l'Umih, principal syndicat patronal de l'hôtellerie-restauration, a réclamé mercredi en vue de la présidentielle "un État qui protège, sans étouffer" le secteur.
"Bien évidemment, on veut être un acteur" de l'élection présidentielle de 2027, "parce que ça sera un moment important, avec une question simple : quelle place voulons-nous donner à l'entreprise dans notre pays ?", a expliqué Franck Chaumès, élu président de l'Umih le 13 octobre.
"Nos entrepreneurs ont besoin de stabilité, de liberté et de simplification", a-t-il martelé en présentant à la presse les points forts du programme de la nouvelle présidence de l'Umih, qui compte peser dans les débats de l'élection présidentielle.
"Nous ne demandons ni un État absent, ni un État omniprésent. Nous demandons un État juste, un État qui protège, sans étouffer" et aux candidats, "nous demanderons des engagements précis, publics et vérifiables", a-t-il ajouté, indiquant que l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) rencontrerait ceux de tous les groupes politiques.
Le nouveau vice-président Valentin Prudon a égrené certaines demandes du manifeste que compte publier l'Umih : revenir sur les allègements de cotisations sociales, pérenniser l'exonération fiscale et sociale des pourboires pour les salaires jusqu'à 1,6 fois le smic, porter à 90 % (contre 75 %) l'exonération du pacte Dutreil pour faciliter les transmissions d'entreprises.
Au sujet du budget 2027, Franck Chaumès a prévenu: "nos entreprises ne peuvent pas être la variable d'ajustement (...) Chaque euro prélevé en plus est un euro en moins pour investir".
Le duo, élu pour quatre ans, l'avait emporté d'une courte majorité (51 % des voix) face à Brice Sannac et sa colistière Céline Viale.
Franck Chaumès, 59 ans, présidait la branche nationale restauration depuis 2023 et dirigeait l'Umih Gironde depuis 2021 jusqu'à son élection à la tête du syndicat. Valentin Prudon est lui hôtelier et président de l'Umih Corrèze et Creuse.
Ils souhaitent créer un "sommet de l'hospitalité à la française" pour réunir, tous les deux ans, entrepreneurs, chercheurs, experts et responsables politiques afin de "penser les métiers de demain" et une "semaine de l'hospitalité", sorte de "grande fête populaire avec des portes ouvertes et des animations dans tous nos établissements", selon Franck Chaumès.
Forte de 35.000 adhérents (l'hôtellerie-restauration compte 220.000 établissements), l'Umih se présente comme la troisième plus grosse organisation patronale sectorielle en France derrière la Capeb et la FFB (bâtiment).
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