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Présidentielle: chez Édouard Philippe, conversation au coin de l'écran
information fournie par AFP 25/06/2026 à 22:24

Edouard Philippe en meeting à Reims le 10 mai 2026 ( AFP / Martin BUREAU )

Edouard Philippe en meeting à Reims le 10 mai 2026 ( AFP / Martin BUREAU )

Au domicile havrais d’Édouard Philippe, à l'abri relatif d'une chaleur caniculaire, des techniciens s'affairent: derrière son ordinateur, le président d'Horizons anime "la plus grande réunion d'appartement de France" devant un millier de groupes connectés, un classique de ses campagnes municipales, revisité pour l'élection présidentielle.

Dans le quartier Saint-Roch, non loin de l'imposante tour de l'Hôtel de ville, le maire du Havre s'adonne à un de ses exercices de campagne préférés. Réélu en mars, il a tenu plus de 130 réunions d'appartement dans la ville portuaire, regroupant à chaque fois une petite dizaines de personnes venues avec des questions très concrètes, de la rénovation d'un quartier à l'entretien des trottoirs.

"C'est le b-a ba de la politique locale. Depuis que je suis maire, j'ai choisi cette façon de faire campagne", qui permet de "rentrer dans les détails, dans la nuance" et "permet de toucher des gens qui n'iraient jamais en réunion publique", explique Édouard Philippe.

Place désormais à la présidentielle. Avant le rituel du meeting, le 5 juillet à Paris, et pour lancer une campagne souvent jugée trop timorée, les équipes d'Horizons ont voulu "massifier" le concept en organisant un millier de réunions simultanées, connectées avec le candidat.

A l'arrivée, 953 salons connectés, 8% de moins par rapport aux inscrits, pour environ 9.500 participants. Près de 300 "salons" en Ile-de-France, à La Réunion, en Guadeloupe, quelques-uns à l'étranger.

Les cadres du parti ont soigné le décor: le secrétaire général Christophe Béchu a convié ses invités dans son jardin à Angers, comme le porte-parole du parti Arnaud Péricard à Saint-Germain-en-Laye ou le président des députés Laurent Marcangeli à Ajaccio.

"Bien plus qu'un meeting"

Présente au Havre, Julie de Pimodan anime le débat, compose avec les soucis techniques et la longueur des réponses du candidat. La partie s'engage avec quelques réponses personnelles. Qu'est-ce que la politique lui a le plus coûté ? "Ma barbe et mes sourcils, après Matignon", répond l'ancien Premier ministre, victime d'une alopécie et d'un vitiligo. Et "beaucoup de temps passé loin de mes enfants".

Son plus gros échec ? "les 80 km/h": "je ne crois pas m'être trompé sur l'objectif" mais "si je devais le refaire, je le referais autrement", explique le maire du Havre.

Les premières questions à l'oral sont très politiques: la compétition au sein du bloc central avec Bruno Retailleau et Gabriel Attal ainsi que sa conception de la fonction présidentielle.

Pour la première, il n'y aura pas de primaire, réaffirme le président d'Horizons, mais un candidat "va capter l'attention des Français plus que les autres", qui devront "prendre leurs responsabilités".

Sur la fonction présidentielle, Emmanuel Macron souhaitait "intervenir dans un très grand nombre d'arbitrages", explique son ancien Premier ministre. "Mais je pense que ça ne marche pas comme ça. Comme disait Camus, un homme, ça s'empêche. Eh ben un président, ça se retient". Il doit "se concentrer exclusivement sur la fonction présidentielle": "incarner la France, rassembler les Français", "commander" et "ne pas rentrer dans l'exécution", laissée au gouvernement.

Les questions s'enchaînent, à l'oral ou à l'écrit, sur l'écologie, les référendums qu’Édouard Philippe entend "dédramatiser" pour les rendre "utiles et réguliers". Une question fuse en provenance de Guadeloupe: le candidat a déclaré il y a quelques mois que la colonisation n"était "pas un crime" et la sortie n'est pas bien passée sur place. "C'était une réponse trop courte à une question compliquée", admet le patron d'Horizons.

Fin des échanges au bout d'une heure et demie. Édouard Philippe promet de rééditer l'exercice lors de la première quinzaine de septembre, possiblement en choisissant un thème. Pourquoi pas avec un invité... Le candidat se laisse une marge de manoeuvre. Mais entend bien "installer un format".

9.500 personnes connectées, "c'est bien plus qu'un meeting", observe son entourage.

1 commentaire

  • 23:40

    Il est allé à Kiev assister aux commémorations des dignitaires tenants du IIIe Reich, avec ceux qui préparent le IVe.


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