Aller au contenu principal
Fermer

Le leader d'extrême droite Wilders déclenche une crise politique aux Pays-Bas
information fournie par Reuters 03/06/2025 à 12:21

Le dirigeant néerlandais d'extrême droite Geert Wilders

Le dirigeant néerlandais d'extrême droite Geert Wilders

par Bart H. Meijer

Le dirigeant d'extrême droite Geert Wilders a annoncé mardi que son Parti de la Liberté (PVV) allait quitter la coalition au pouvoir aux Pays-Bas, ce qui devrait provoquer la chute du gouvernement et probablement de nouvelles élections législatives.

Geert Wilders, dont le PVV est arrivé en tête des dernières élections fin 2023, a justifié sa décision par le refus de ses partenaires de coalition de mettre en oeuvre ses idées pour cesser l'accueil de tous les demandeurs d'asile aux Pays-Bas.

"Pas de signature pour notre plan sur l'asile. Le PVV quitte la coalition", a-t-il écrit sur son compte X.

Le dirigeant d'extrême droite, qui ne fait lui-même pas partie du gouvernement, a dit avoir informé le Premier ministre, Dick Schoof, du départ de tous les ministres PVV du gouvernement. Dick Schoof, fonctionnaire de carrière et sans affiliation politique, n'a pas encore réagi publiquement.

Ce coup d'éclat met un terme à une coalition gouvernementale déjà fragile depuis sa difficile formation en juillet dernier, incapable de parvenir au moindre consensus.

Il devrait entraîner l'organisation de nouvelles élections dans un délai de quelques mois, replongeant la cinquième économie de la zone euro dans l'incertitude politique.

Il risque aussi de retarder toute décision sur une augmentation spectaculaire des dépenses en matière de défense pour répondre aux nouveaux objectifs fixés au sein de l'Otan sous la pression du président américain Donald Trump, sur fond de guerre en Ukraine, envahie par la Russie.

Les Pays-Bas doivent justement accueillir un sommet de l'Otan du 24 au 26 juin à La Haye. Les dirigeants de l'Alliance atlantique y seront donc reçus par un gouvernement uniquement chargé des affaires courantes.

Les partenaires du PVV au sein de la coalition ont réagi avec incrédulité et colère.

"On passe pour des idiots", a dit le chef du parti conservateur VVD, Dilan Yesilgoz. "Il y a la guerre sur notre continent. Au lieu d'affronter ce défi, Wilders montre qu'il ne veut pas assumer de responsabilité."

Nicolien van Vroonhoven, cheffe de la formation centriste NSC, a jugé "incroyable" la décision de Geert Wilders. "Il est irresponsable de faire tomber le gouvernement à ce moment là", a-t-elle dit.

Sans le PVV, les autres partis de la coalition ont théoriquement la possibilité de tenter de former un gouvernement minoritaire. Ils n'ont rien annoncé officiellement mais ne devraient pas tenter cette option.

De récentes études d'opinion ont montré que Geert Wilders a perdu en popularité depuis que le PVV participe au gouvernement, son parti étant désormais à peu près à égalité avec la coalition de gauche entre travaillistes et écologistes, deuxième force à la chambre basse du Parlement, avec environ 20% des intentions de vote.

(Rédigé par Bart Meijer et Ingrid Melander, version française par Zhifan Liu et Bertrand Boucey, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)

3 commentaires

  • 03 juin 13:21

    la majorite c est 50 , 01 le reste c est pipo


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Un pont enjambant l'Irrawaddy détruit par le séisme de 2025, à Sagaing, Birmanie, le 19 mars 2026 ( AFP / Sai Aung MAIN )
    information fournie par AFP 26.03.2026 06:40 

    Les trous béants laissés sur les routes par le séisme dévastateur de l'an dernier ont été comblés, mais plusieurs travées d'un pont historique pendent encore dans le fleuve à Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, qui garde les stigmates de la catastrophe. Plus ... Lire la suite

  • Des traînées de roquettes dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d'une nouvelle salve d'attaques de missiles iraniens, le 25 mars 2026 ( AFP / JACK GUEZ )
    information fournie par AFP 26.03.2026 06:37 

    Donald Trump a assuré que Téhéran, malgré ses dénégations, participe bien à des pourparlers et veut un accord pour mettre fin à la guerre, tandis qu'Israël poursuit jeudi ses frappes sur l'Iran. "Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ... Lire la suite

  • Photo prise le 25 mars 2026 et publiée par l'agence nord-coréenne KCNA le 26 mars, montrant le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un (d.) saluant le président bélarusse Alexandre Loukachenko (centre) à la Tour de la Libération, à Pyongyang ( KCNA VIA KNS / STR )
    information fournie par AFP 26.03.2026 06:12 

    Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a été reçu mercredi par le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pour sa première visite officielle en Corée du Nord, les deux pays alliés de la Russie étant confrontés à des sanctions occidentales et à des accusations de ... Lire la suite

  • Un bateau transportant des migrants au large des côtes françaises, le 4 mars 2026 ( AFP / Sameer Al-DOUMY )
    information fournie par AFP 26.03.2026 05:16 

    Le Parlement européen devrait valider jeudi un net durcissement de la politique migratoire de l'UE et approuver le concept de "hubs de retour", des centres pour envoyer des migrants en dehors de l'Union. Ces mesures sont réclamées avec force par les eurodéputés ... Lire la suite

Pages les plus populaires