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Municipales: un meeting pour boucler la campagne de Jean-Michel Aulas à Lyon
information fournie par AFP 10/03/2026 à 08:45

Jean-Michel Aulas lors d'un meeting de campagne à Lyon, le 26 septembre 2025 ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

Jean-Michel Aulas lors d'un meeting de campagne à Lyon, le 26 septembre 2025 ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

A cinq jours du premier tour des municipales, l'ex-patron de l'OL Jean-Michel Aulas clôture mardi avec un meeting sa campagne pour reprendre aux écologistes la mairie de Lyon, qu'il a menée dans le fauteuil confortable de grand favori.

Candidat adoubé par la droite et le centre, l'entrepreneur de 76 ans, novice en politique, a évité les prises de parole depuis un débat télévisé organisé par BFM et Le Figaro le 24 février, dans lequel il a été mis en difficulté par ses adversaires.

Il renoue mardi soir avec le public lors d'une "grande réunion" dans un entrepôt reconverti en lieu culturel sur les quais de la Saône, où il partagera l'affiche avec la maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon Véronique Sarselli, son alliée et candidate à la Métropole de Lyon.

Tous les sondages lui donnent plus de dix points d'avance au premier tour avec 42 à 47% des intentions de vote, face au maire écologiste sortant Grégory Doucet (autour de 30%).

Mais ce dernier souligne qu'ils ont été réalisés avant leur confrontation télévisée et veut croire en une "remontada" d'ici à dimanche.

"Le débat a été un déclic. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de gens qui me disent qu'ils l'avaient trouvé vraiment catastrophique" et qui ont depuis "basculé pour moi", a assuré le maire au quotidien régional Le Progrès ce week-end.

Jean-Michel Aulas a lui-même fait état sur les réseaux sociaux de sa "frustration" après ce "simulacre de combat". Et ses proches reconnaissent qu'il n'est pas "un tribun d'estrade, mais un homme de terrain, un entrepreneur avec sa grammaire."

Lors de son meeting de début de campagne en septembre, il avait lu un discours de 45 minutes à l'aide de discrets prompteurs. Ce qui n'avait pas empêché la foule d'applaudir chaleureusement celui qui a gagné une image positive auprès des Lyonnais en dirigeant pendant 36 ans leur club de football.

- "Laboratoire" -

Pendant la campagne, l'ancien président de l'Olympique lyonnais a d'ailleurs multiplié les clins d'oeil à son passé, affichant le soutien de stars du ballon rond comme Karim Benzema, ou promettant un stade de foot au quartier populaire de La Duchère.

Il a aussi capitalisé sur ses plus de 600.000 abonnés sur X pour s'adresser aux Lyonnais au dessus des médias.

Se présentant comme "candidat de la société civile", il a pris soin d'alterner les promesses sociales (gratuité de la cantine), sécuritaires (plus de vidéosurveillance, de policiers municipaux) et de grands travaux (mégatunnel sous la ville, nouveau métro).

Mais il a donné peu de détails concrets, de plan de financements, et a même parfois semblé en contradiction avec sa partenaire à la Métropole, notamment sur la gratuité des transports publics.

Une campagne relevant du "marketing", "du prestige sportif", a taclé un de ses rivaux, le centriste Georges Képénékian. C'est "le grand méchant flou" pour le candidat UDR-RN Alexandre Dupalais.

Outre sa notoriété, Jean-Michel Aulas a aussi misé sur le rejet des écologistes auprès d'une partie de l'électorat. Un tract de son mouvement, baptisé Coeur lyonnais, les accuse d'avoir "transformé Lyon en laboratoire des pires mesures idéologiques de l'extrême gauche". Lui veut "délivrer la ville d'un dogmatisme oppressant".

Il a aussi épinglé une possible alliance de second tour entre Grégory Doucet et la candidate de LFI Anaïs Belouassa-Cherifi, qui semblent prêts à s'unir dans un même "Tout sauf Aulas".

Mardi, l'ancienne ministre socialiste Catherine Trautmann tiendra aussi un meeting à Strasbourg, qu'elle espère reprendre aux écologistes.

A Paris, le candidat de centre-droit Pierre-Yves Bournazel, qui veut incarner "une troisième voie" entre le socialiste Emmanuel Grégoire et la LR Rachida Dati, participe à une réunion publique dans un café.

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon sera à Saint-Denis au côté du candidat insoumis Bally Bagayoko et le député de la Somme François Ruffin à Marseille pour soutenir le maire de gauche Benoît Payan.

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