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Londres évoque "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz
information fournie par AFP 02/04/2026 à 16:40

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper à Londres le 2 avril 2026 ( POOL / Leon Neal )

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper à Londres le 2 avril 2026 ( POOL / Leon Neal )

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a évoqué jeudi "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz, à l'occasion d'une réunion virtuelle des représentants de "plus de 40 pays" prêts à se mobiliser pour sécuriser cette voie maritime stratégique.

"Nous avons aujourd'hui des ministres des Affaires étrangères et des représentants de plus de 40 pays réunis pour discuter du détroit d'Ormuz, des conséquences de sa fermeture, de l'urgente nécessité de rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime international et de notre ferme détermination internationale à voir le détroit rouvrir", a déclaré la cheffe de la diplomatie britannique, qui préside cette réunion.

Annoncée la veille par le Premier ministre britannique Keir Starmer, elle est organisée alors que le président américain Donald Trump exhorte les pays dépendants du transport maritime dans le détroit à se mobiliser pour le débloquer.

"Allez au détroit, emparez-vous-en, protégez-le, servez-vous-en", a encore déclaré mercredi Donald Trump, qui reproche à nombre de pays alliés dans l'Otan de n'être pas venus en aide aux Etats-Unis depuis le début du conflit déclenché le 28 février par les frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Le président américain avait affirmé la veille qu'il envisagerait un cessez-le-feu avec l'Iran si le détroit était ouvert. Ce à quoi les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont répliqué que le détroit resterait fermé aux "ennemis" du pays.

Depuis Séoul, le président français Emmanuel Macron a lui jugé qu'une opération militaire pour "libérer" le détroit serait "irréaliste" et comporterait "des tas de risques".

Nombre de pays membres de l'initiative lancée mi-mars par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon, ont insisté sur le fait que toute mission de sécurisation ne pourrait s'envisager tant que le conflit se poursuit.

Une position réitérée jeudi par un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, qui a affirmé qu'une mission dans le détroit n'était possible "qu'une fois que la partie intense des bombardements sera derrière nous".

- Chute de 93% du trafic -

La semaine prochaine, Londres présidera une réunion au niveau des "planificateurs militaires" des mêmes pays "afin d'examiner les options viables pour rendre le détroit d'Ormuz accessible et sûr à la navigation", a indiqué le ministère britannique de la Défense.

De son côté, l'Italie a proposé jeudi la création d'un "corridor humanitaire" pour laisser passer les engrais.

Depuis le début de la guerre, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié et des fertilisants, a un impact économique mondial et a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures.

Une réunion virtuelle de représentants d'au moins 40 pays prêts à sécuriser Ormuz est présidée par Yvette Cooper (D, de dos) à Londres, le 2 avril 2026 ( POOL / Leon Neal )

Une réunion virtuelle de représentants d'au moins 40 pays prêts à sécuriser Ormuz est présidée par Yvette Cooper (D, de dos) à Londres, le 2 avril 2026 ( POOL / Leon Neal )

Seuls quelques navires - essentiellement iraniens, émiratis, indiens, chinois et saoudiens - continuent de transiter quotidiennement par le détroit.

Depuis début mars, 225 navires de transport de marchandises ont emprunté le détroit, selon la société d'analyse maritime Kpler, soit une chute de 93% par rapport à la situation en temps de paix.

Le gouvernement philippin a annoncé jeudi avoir reçu l'engagement de l'Iran qu'il permettrait aux cargaisons de pétrole transportées par des bateaux battant pavillon philippin de passer en sécurité.

De son côté, l'Irak a indiqué avoir commencé à exporter son pétrole par camions via la Syrie faute de débouché maritime.

La Chine, partenaire commercial de premier plan de l'Iran mais restée discrète depuis le début du conflit, a accusé jeudi les Etats-Unis et Israël d'être la "cause première" du blocage du détroit, en raison de leurs "opérations militaires illégales" contre l'Iran.

2 commentaires

  • 18:11

    Il fallait pas la guerre aux Iraniens qui n'ont jamais attaqué personne.Ils sont tombés sur un peuple très intelligent et qui s'en sortira car les arabes paieront les dommages de guerre s'ils veulent exporté leur pétrole. . Les chiens enragés israéliens se tiendront à distance queue entre les jambes


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