Les principes du droit international doivent être respectés au Venezuela, tout comme la volonté du peuple de ce pays, peut-on lire dimanche dans un communiqué de l'Union européenne (UE) soutenu par tous les Etats membres à l'exception de la Hongrie.
Lors d'une opération militaire menée samedi au Venezuela, les États-Unis ont capturé le président Nicolas Maduro, qui a été emmené à New York pour y être jugé. Il s'agit de l'intervention la plus directe de Washington en Amérique latine depuis l'invasion du Panama en 1989.
"L’UE rappelle que, quelles que soient les circonstances, les principes du droit international et la Charte des Nations Unies doivent être respectés. Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont une responsabilité particulière à cet égard, car ces principes constituent un pilier de l’architecture de sécurité internationale", a écrit la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, dans un communiqué soutenu par 26 des 27 États membres de l’UE.
La déclaration conjointe appelle toutes les parties à la retenue afin de garantir une solution pacifique à cette crise. L'UE considère que Nicolas Maduro n'avait aucune légitimité démocratique et plaide pour une transition démocratique conforme à la volonté du peuple vénézuélien.
"Le respect de la volonté du peuple vénézuélien demeure le seul moyen pour le Venezuela de rétablir la démocratie et de résoudre la crise actuelle", peut-on lire dans le communiqué.
L’UE dit partager le souci de lutter contre la criminalité organisée et le trafic de stupéfiants. Ces défis doivent selon elle être relevés "par une coopération soutenue, dans le plein respect du droit international et des principes d’intégrité territoriale et de souveraineté".
Nicolas Maduro est détenu à New York en attendant sa comparution devant le tribunal lundi pour des accusations liées à la drogue. Il a été inculpé en 2020 par les États-Unis, notamment pour complot en vue de commettre un narcoterrorisme. Il a toujours nié ces accusations.
L'UE dit être en contact étroit avec les États-Unis et d'autres partenaires.
Un porte-parole de la représentation hongroise auprès de l'UE n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire sur les raisons pour lesquelles le pays n'a pas signé la déclaration.
(Reportage de Kate Abnett, Sudip Kar-Gupta, Lili Bayer Version française Elizabeth Pineau)

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