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Le patron du Crédit Mutuel alerte sur la hausse des taux pour la dette française
information fournie par Boursorama avec AFP 01/09/2026 à 18:30
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( AFP / LOIC VENANCE )

( AFP / LOIC VENANCE )

Le patron de Crédit mutuel Alliance fédérale, Daniel Baal, a déclaré mardi que le niveau de la dette souveraine déjà "inacceptable" le sera encore plus avec la hausse des taux d'intérêts auxquels emprunte la France.

Le rendement de l'emprunt à 10 ans pour la France a touché un nouveau plus haut depuis 2008 alors que la dette publique atteignait 117,5% du produit intérieur brut fin mars, selon l'Insee.

"Le niveau de la dette française aujourd'hui est inacceptable. Le fait qu'il faille la payer cher rend encore cette dette plus difficilement acceptable", a déclaré le patron du Crédit Mutuel sur France 5, estimant que "le seuil d'alerte est atteint depuis un moment, non seulement sur les taux, mais également à cause du volume de la dette française".

"Si la France venait à être dégradée par les agences de notation, et ça nous pend quand même au nez", la conséquence directe, "c'est qu'il y aurait encore une augmentation des taux, et peut-être qu'un jour, l'État français aurait du mal à se financer", a-t-il indiqué.

Les banques françaises sont parmi les principaux prêteurs de l'État français, de même que les assurances-vie prêtent à l'État français.

Elles seraient donc "menacées si la France était en défaut, c'est-à-dire si la France ne remboursait plus sa dette", a-t-il expliqué.

Interrogé sur la possibilité d'effacer la dette comme Jean-Luc Mélenchon en a lancé l'idée, M. Baal a indiqué qu'il fallait rester "très raisonnable": "d'abord, ce n'est pas possible de par les traités. Éventuellement, on pourrait sortir de la zone euro, mais on se rend compte de la situation dans laquelle nous serions", a-t-il déclaré.

Il a rappelé qu'après "la dissolution d'il y a deux ans", et "le fait que l'État a quand même eu beaucoup de mal à être dirigé", "si nous n'avions pas été en zone euro, nous n'aurions pas eu la protection que nous avons aujourd'hui, et certainement que les taux seraient beaucoup plus élevés".

Pour le banquier, "il faut espérer que l'élection présidentielle apportera une nouvelle perspective à la France pour revenir dans un mode de fonctionnement qui soit plus sain, plus serein".

L'agence Fitch Ratings a maintenu vendredi la note de la dette souveraine de la France à A+ avec une perspective toujours stable.

Les deux autres grandes agences de notation doivent se prononcer sur la note française dans les mois qui viennent: Moody's le 23 octobre, puis S&P Global Ratings le 27 novembre.

6 commentaires

  • 23:07

    Pourquoi le déficit, environ 150 milliards par rapport au PIB, proche de 3000 milliards ? il est plus logique de prendre comme base le budget annuel "dépenses" (somme de revenus), proche de 550 mds, le déficit représente 27 % du budget initial, et nos gouvernants ne veulent pas savoir.


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