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Le chef de l'unité d'élite du Hezbollah tué par Israël à Beyrouth
information fournie par Reuters 20/09/2024 à 23:20

(Actualisé avec confirmation du Hezbollah)

Le Hezbollah a confirmé vendredi la mort du chef de son unité d'élite, Ibrahim Aqil, dont l'armée israélienne avait revendiqué plus tôt l'élimination dans une frappe aérienne "ciblée" dans la banlieue sud de Beyrouth.

Selon l'armée israélienne, une dizaine de commandants subalternes de l'unité d'élite Radwan du Hezbollah ont également été tués aux côtés d'Ibrahim Aqil, alors qu'ils tenaient une réunion destinée selon Tsahal à préparer une opération armée dans le nord d'Israël.

Ibrahim Aqil, également sous le nom de Tahsin, faisait partie de la plus haute instance militaire du Hezbollah, le Conseil du Djihad, et était présenté comme le numéro trois du mouvement chiite pro-iranien..

Le ministère libanais de la Santé a confirmé la mort de 12 personnes lors de cette frappe contre un immeuble de la banlieue Sud de Beyrouth qui a également fait des dizaines de blessés.

C'est la deuxième fois en moins de deux mois qu'Israël prend pour cible un haut responsable militaire du Hezbollah à Beyrouth. En juillet, une frappe aérienne israélienne a tué Fouad Chokr, le plus haut commandant du groupe.

Cette frappe porte un nouveau coup au Hezbollah après les deux vagues consécutives d'explosions de bipeurs et de radio-téléphones portables utilisés par ses membres, qui ont tué 37 personnes et en ont blessé environ 3.000 autres à travers le pays mardi et mercredi.

Le Liban et le Hezbollah accusent Israël d'être à l'origine des attaques.

Israël, qui n'a pas revendiqué les attaques, a de son côté promis de poursuivre ses opérations militaires contre le mouvement chiite pro-iranien dans le cadre d'une nouvelle phase militaire.

Le Hezbollah avait auparavant annoncé avoir bombardé des positions israéliennes au cours de sept attaques distinctes à la Katioucha.

TIRS DE ROQUETTES

L'armée israélienne a signalé que des sirènes d'alerte avaient retenti dans le nord d'Israël à la suite des frappes sur Beyrouth. Les médias israéliens ont rapporté des tirs de roquettes nourris dans le nord du pays.

Le mouvement chiite précise dans un communiqué avoir attaqué avec des roquettes le principal quartier général des services de renseignement dans le nord d'Israël, ajoutant que celui-ci "est responsable des assassinats."

La télévision publique israélienne (KAN) a fait état du tir d'environ 150 roquettes sur le territoire israélien depuis le Liban. Les services de secours israéliens n'ont pas fait état de victimes dans l'immédiat.

Le porte-parole de la sécurité nationale de la Maison blanche, John Kirby, a déclaré qu'il n'avait pas connaissance d'une quelconque notification israélienne aux États-Unis avant l'attaque sur Beyrouth.

"La guerre n'est pas inévitable sur la Ligne bleue, et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour essayer de l'éviter", a-t-il déclaré, en faisant référence à la frontière libano-israélienne.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a estimé jeudi qu'Israël avait franchi "toutes les lignes rouges" en menant des attaques à l'aide d'appareils de communication piégés ces derniers jours au Liban.

Dans un discours télévisé, Hassan Nasrallah a reconnu que son organisation, fondée en 1982, avait subi "sans nul doute" un coup très dur et "sans précédent dans l'histoire de la résistance au Liban" avec les explosions, en deux vagues mardi et mercredi, de milliers d'appareils de communication utilisés par ses membres.

Il a assuré qu'Israël ne parviendrait pas, ni par une escalade militaire, ni par une guerre ouverte, à atteindre son nouvel objectif à la frontière nord. Seul l'arrêt de la guerre dans la bande de Gaza permettra un retour au calme, a-t-il dit.

(Reportage Maya Gebeily, Laila Bassam et Tom Perry à Beyrouth, James Mackenzie et Maayan Lubell à Jérusalem, Clauda Tanios et Nadine Awadalla à Dubaï, Andrea Shalal et Steve Holland à Washington, rédigé par Tom Perry ; version française Sophie Louet, Diana Mandiá et Tangi Salaün, édité par Zhifan Liu)

8 commentaires

  • 21 septembre 00:27

    Attentats du Drakkar - Beyrouth 1983 : qui a tué les paras français de Beyrouth en 1983 ? Trente ans après l'attentat du Drakkar, qui causa la mort de 58 soldats français et d'une famille libanaise, des survivants doutent de la thèse de l'armée... Une camionnette bourrée d'explosifs pour l armée ... pour les temoins c est une autre histoire ..Il n'y avait aucune possibilité qu'un camion puisse passer sans être remarqué.. Aucun camion n'a été retrouvé dans les décombres.


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