(Actualisé avec le retour au calme)
L'armée nigérienne quadrillait les abords de l'aéroport de Niamey et d'une base militaire attenante jeudi après que des tirs nourris et des explosions ont retenti pendant plus d'une heure en début de matinée.
Une source sécuritaire a évoqué une attaque. Celle-ci n'a pas encore été revendiquée et le gouvernement nigérien n'a fait aucun commentaire.
Le calme semblait revenu à la mi-journée à Niamey et seuls quelques coups de feu sporadiques retentissaient encore, ont constaté un journaliste de Reuters et des habitants, alors que les opérations de sécurisation se poursuivaient.
Les premières explosions ont été signalées autour de 6h00 du matin (5h00 GMT), a précisé le journaliste de Reuters.
Les assaillants sont arrivés à bord de deux véhicules, a dit une source sécuritaire. Selon une autre source, des assaillants s'étaient aussi embusqués dans un bâtiment des douanes dans la zone aéroportuaire.
Au moins quatre membres des forces de sécurité ont été tués au cours des affrontements, ainsi que plusieurs assaillants, a dit une troisième source.
Mercredi, des attaques avaient déjà visé deux bases de l'armée dans la région de Tillaberi, dans l'ouest du Niger. Selon l'une des sources, 10 soldats ont été tués et 40 autres blessés dans la base de Banibangou, tandis que la base d'Inates a été abandonnée par ses défenseurs.
Le Niger est confronté depuis des années comme ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina Faso, à une insurrection d'inspiration djihadiste.
En janvier dernier, un groupe armé affilié au groupe Etat islamique avaitrevendiqué une attaque visant l'aéroport de Niamey. Cette attaque, conduite par des hommes juchés sur des motos, avait fait quatre blessés dans les rangs des forces de sécurité, selon un bilan dressé par le ministère de la Défense.
Le général Abdourahamane Tiani, parvenu au pouvoir après un coup d'Etat, avait alors accusé la France, le Bénin et la Côte d'Ivoire d'avoir soutenu l'attaque de janvier, sans fournir de preuves à l'appui.
Les gouvernements militaires du Niger, comme du Mali et du Burkina Faso, ont tourné le dos à la France pour s'allier avec la Russie ces dernières années. La situation sécuritaire s'est depuis fortement dégradée dans ces trois pays, selon les experts.
(Rédaction de Niamey, version française Nicolas Delame et Tangi Salaün, édité par Benoit Van Overstraeten)

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