Le président du Sénat Gérard Larcher lors du débat sur le projet de budget de la sécurité sociale, le 26 novembre 2025 au Sénat, à Paris ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
Le président LR du Sénat Gérard Larcher ne veut pas qu'Emmanuel Macron demande au Sénat de siéger au-delà du 14 juillet, justifiant que ses membres ont besoin de temps pour faire campagne pour les élections sénatoriales fin septembre.
Alors que le Premier ministre devrait demander à Emmanuel Macron de convoquer, comme de coutume, une session extraordinaire du Parlement en juillet, le président du Sénat ne souhaite pas que celle-ci aille au-delà du 14 juillet.
"Une campagne sénatoriale, c'est la rencontre avec les élus. Nous venons d'avoir des élections municipales. Les conseils municipaux, c'est 95% de notre corps électoral. Dans l'Aude, vous avez 797 communes à rencontrer. En Gironde, vous avez 548 communes. Cela nécessite du temps", a-t-il plaidé sur TF1.
Tout en reconnaissant que le Parlement doit achever l'examen "d'un certain nombre de textes prioritaires comme la loi de programmation militaire, la loi d'urgence agricole, une loi sur le logement et un texte sur l'Outremer", il a aussi estimé "qu'on légifère très mal en général, après le 14 juillet".
"Les ennuis commencent après le 14 juillet pour tous les gouvernements quels qu'ils soient", a-t-il ironisé.
Le gouvernement n'a pas encore publié l'ordre du jour de cette session mais souhaite notamment y faire adopter définitivement le texte sur la fin de vie. Parmi les autres textes qui pourraient être au menu, le projet de loi constitutionnelle sur la Corse, celui sur la justice criminelle ou celui "contre les troubles à l'ordre public au quotidien".
En revanche, l'exécutif ne devrait pas convoquer les sénateurs en septembre du fait justement de ces élections qui doivent renouveler la moitié du Sénat et seront organisées le 27 septembre.
Quelque 178 sièges de sénateurs seront renouvelés, sur les 348 au total. Les territoires du pourtour méditerranéen sont concernés, tout comme le Rhône, la Gironde et l'Alsace mais pas l'Île-de-France, ni le Nord et le Pas-de-Calais, qui éliront leurs sénateurs en 2029.
Ces élections ne devraient pas remettre en cause la majorité de droite et du centre mais pourraient déboucher sur la création d'un groupe RN si celui-ci obtient au moins dix élus.

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