BRUXELLES, 12 avril (Reuters) - Eva Kaili, ancienne vice-président du Parlement européen déchue l'an dernier dans le cadre d'une enquête pour corruption liée au Qatar, va être libérée de prison sans que les accusations à son encontre ne soient levées, ont fait savoir mercredi le parquet fédéral belge et le cabinet d'avocats la représentant.
Placée en détention en décembre dernier par les autorités belges, de même que trois autres suspects accusés d'avoir reçu des pots-de-vin de la part du Qatar et du Maroc dans l'un des plus importants scandales de corruption ayant secoué les institutions européennes, Eva Kaili va devoir porter un bracelet électronique et ne sera pas autorisée à quitter la Belgique.
La date précise de la remise en liberté de la socialiste grecque de 44 ans n'a pas été indiquée. Les trois autres suspects ont eux déjà été remis en liberté.
Eva Kaili et le Qatar rejettent les accusations les visant, tandis que le Maroc a dénoncé un "harcèlement judiciaire" et des attaques de la presse.
(Reportage Clement Rossignol et Geert De Clercq; version française Jean Terzian)

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