Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez à Marseille le 26 octobre 2026 ( POOL / Aurelien Morissard )
"On ne protège personne", s'est défendu lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, accusé par LFI d'avoir favorisé des groupes d'ultradroite en marge de rassemblements samedi en France.
Des appels sur les réseaux sociaux ont été détectés émanant "de nombreuses mouvances d'ultradroite", de personnes de "la mouvance identitaire" et "de nationalistes également, qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces" lors de la mobilisation sociale samedi, a expliqué le ministre sur RMC/BFMTV.
Dans plusieurs villes, dont Nice, Montpellier et Nancy, "des groupes sont venus en groupes constitués principalement, en réalité, pour s'en prendre à la mouvance ultragauche, comme ils le font habituellement", a-t-il relaté.
A Nice, par exemple, une centaine de "militants d'ultradroite masqués" ont convergé vers le centre-ville pour "affronter physiquement les manifestants", selon la préfecture des Alpes-Maritimes, et onze personnes ont été placées en garde à vue.
"Les policiers ont pu constater des affrontements auxquels ils ont mis un terme. Je veux couper court à ces rumeurs : à aucun moment, évidemment, la police ne les a protégés. A aucun moment, ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes", a affirmé le ministre.
Sur X, les députés LFI Manuel Bompard et Thomas Portes ont accusé les autorités d'avoir laissé "les fascistes (...) se balader en ville armés de couteaux et de barres de fer pour agresser des passants" à Nice et d'avoir "protégé les milices d'extrême droite ce week-end".
"Non, on ne protège personne, certainement pas", s'est agacé Laurent Nuñez.
Policiers et gendarmes "sont intervenus à de nombreuses reprises pour disperser, empêcher les affrontements entre l'ultragauche et l'ultradroite", a-t-il relaté.
Le ministre a promis "des suites" judiciaires et administratives.
"Ils se sont constitués dans ce qu'on appelle un groupe de combat, ou à tout le moins un groupe constitué en vue de commettre des violences" donc "ça relève peut-être d'incrimination pénale" et "il y a des polices administratives qui s'appliquent, notamment des possibilités de dissoudre ces groupes, s'ils se sont vraiment, et ça semble être le cas, constitués en groupes de combat".
Et s'il s'agit de groupes dissous dans le passé, "on les poursuivra au pénal pour reconstitution de ligue dissoute", a prévenu le ministre.

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