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La France invite ses ressortissants à différer tout voyage en Equateur
information fournie par Reuters 10/01/2024 à 19:20

Conséquences de la vague de violence en Équateur

Conséquences de la vague de violence en Équateur

La France a exprimé mercredi sa préoccupation face aux actes de violences et aux prises d'otages survenues en Equateur, invitant les ressortissants français qui vivent dans le pays à adopter "la plus grande prudence" et ceux qui souhaitent s'y rendre à "différer leurs projets dans la mesure du possible".

Paris "suit avec attention" la situation en Equateur, a ajouté le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué, appelant les ressortissants français résidant en Equateur à suivre avec attention l'évolution de la situation et à se référer aux consignes de l'ambassade à Quito.

Après avoir décrété l'état d'urgence plus tôt cette semaine, le président équatorien Daniel Noboa a déclaré dans la journée que son pays était "en guerre" avec les gangs de narcotrafiquants qui tiennent en otages plus de 130 gardiens pénitentiaires et ont fait irruption mardi, munis d'explosifs, dans les locaux d'une télévision pour en détourner l'antenne.

Vingt-deux groupes criminels ont été désignés comme des organisations terroristes par le chef de l'Etat, arrivé au pouvoir en novembre dernier en promettant de lutter contre l'insécurité croissante liée au narcotrafic.

"Nous sommes en guerre et nous ne pouvons pas céder face à ces groupes terroristes", a déclaré mercredi Daniel Noboa à la station de radio Canela Radio.

L'état d'urgence a été décrété pour une durée de 60 jours à la suite de l'apparente évasion de prison d'Adolfo Macias, chef du principal cartel équatorien, Los Choneros, et de prises d'otages survenues dans la nuit de dimanche à lundi dans plusieurs prisons du pays.

D'après le gouvernement, cette flambée de violence, avec des explosions signalées à travers le pays, est une réaction des groupes criminels au projet de Daniel Noboa de construire des prisons de haute sécurité pour les chefs de ces groupes.

(Rédigé par Jean Terzian, avec Alexandra Valencia à Quito, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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