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L'Ukraine veut la paix, mais ne se soumettra pas, dit Zelensky
information fournie par Reuters 24/08/2026 à 19:50
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* L'Ukraine célèbre ses 35 ans d'indépendance

* Zelensky assure que Kyiv ne capitulera pas face à la Russie

* Le PM britannique affiche son soutien malgré les menaces de la Russie

(Actualisé avec déclarations de la Coalition des volontaires aux paragraphes 9-12)

par Daniel Flynn et Anna Pruchnicka

L'Ukraine veut la paix mais elle ne se soumettra jamais à la Russie, a déclaré lundi le président Volodimir Zelensky dans un discours pugnace prononcé à l'occasion du 35e anniversaire de l'Indépendance de son pays.

Flanqué du Premier ministre britannique Andy Burnham et du président du Conseil européen, Antonio Costa, le président ukrainien a salué la résilience de son peuple après plus de quatre années de guerre.

"L'Ukraine veut absolument la paix, mais elle n'est pas prête à capituler", a déclaré Volodimir Zelensky, se disant convaincu que Moscou ne mettrait pas fin à sa guerre d'invasion si Kyiv acceptait de lui céder davantage de territoires dans l'est du pays, une des conditions posées par Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit.

Vêtu d'une chemise traditionnelle brodée, le dirigeant ukrainien a remercié les dirigeants étrangers qui se sont déplacés à Kyiv pour afficher leur soutien, malgré la menace constante d'attaques de missiles russes, l'Ukraine étant confrontée à une pénurie de moyens de défense antiaérienne américains.

Le Premier ministre britannique Andy Burnham, qui a pris ses fonctions le mois dernier, a déclaré que son choix de se rendre à Kyiv pour son premier déplacement à l'étranger témoignait de l'importance qu'il accorde à l'Ukraine.

"Nous serons à vos côtés dans ce combat jusqu'au bout, de tout notre coeur et de toute notre âme", a-t-il dit, réitérant son soutien "malgré les menaces scandaleuses de la Russie à l'encontre de mon pays".

La Grande-Bretagne a annoncé lundi qu'elle autoriserait Kyiv à accéder à une technologie jusqu'ici classifiée afin de lancer la production de missiles de croisière franco-britanniques à longue portée de type SCALP, capables de mener des frappes en profondeur sur le territoire russe.

Réagissant à cette annonce, le Kremlin a accusé Londres de "jeter de l'huile sur le feu", après avoir déjà dit la semaine dernière que la livraison de drones britanniques à l'Ukraine aurait "des conséquences".

Andy Burnham a co-présidé lundi une réunion virtuelle de la "Coalition des volontaires" avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz.

"(Les dirigeants de cette coalition) ont exprimé leur détermination à accroître le soutien militaire apporté à l'Ukraine, à renforcer sa défense aérienne en priorité absolue, à intensifier la coopération avec son industrie de défense et à partager les technologies pertinentes, notamment par le biais de la Coalition antibalistique", lit-on dans un communiqué de la coalition.

Les missiles balistiques russes ont pilonné les villes ukrainiennes ces dernières semaines, profitant de l'épuisement des stocks de missiles intercepteurs Patriot américains du fait la guerre entre les États-Unis et l'Iran.

"Les dirigeants ont condamné les frappes systématiques et de plus en plus intenses menées par la Russie contre les villes, les infrastructures essentielles et les civils ukrainiens, qui ont causé le plus grand nombre de victimes civiles depuis le début de l'invasion à grande échelle en 2022", poursuit le communiqué de la Coalition des volontaires.

Le président ukrainien a déclaré samedi que l'effort de guerre de Kyiv était compliqué par un déficit de financement de 27 milliards de dollars cette année. Il a également averti que la Russie pourrait opter pour une nouvelle escalade en se préparant à mobiliser quelque 300.000 soldats supplémentaires après les élections législatives du mois prochain.

Rendant hommage au peuple ukrainien et aux soldats qui défendent l'Ukraine, Volodimir Zelensky a appelé les alliés à lui fournir "tout" ce qui est nécessaire pour mettre fin au conflit. "Nous ne vous demandons pas de vous battre à notre place", a-t-il répété.

(Reportage de Daniel Flynn à Kyiv, avec la contribution d'Anna Pruchnicka à Gdańsk ; version française Tangi Salaün et Benoît Van Overstraeten)

2 commentaires

  • 22:38

    Tout le monde veut la paix, mais alors quelque chose ne va pas.


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