Aller au contenu principal
Fermer

Israël: aucune majorité après dépouillement des deux tiers des voix, Netanyahu et son camp en tête
information fournie par AFP 28/10/2026 à 09:55

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu salue ses partisans lors de la soirée électorale, après l'annonce des premiers sondages de sortie des urnes, le 28 octobre 2026 à Jérusalem ( AFP / Jalaa MAREY )

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu salue ses partisans lors de la soirée électorale, après l'annonce des premiers sondages de sortie des urnes, le 28 octobre 2026 à Jérusalem ( AFP / Jalaa MAREY )

La coalition de Benjamin Netanyahu devance mercredi le bloc de l'opposition mais aucune majorité gouvernementale ne se dessine, après le dépouillement des deux tiers des suffrages exprimés lors d'élections législatives où le Premier ministre israélien joue sa survie politique.

Après le dépouillement de 66,3% des bulletins, le Likoud (droite) de M. Netanyahu et ses alliés sont crédités de 54 sièges sur les 120 que compte la Knesset, contre 48 pour le bloc de l'opposition et 18 pour les partis arabes qui s'imposent en faiseurs de roi, selon les données publiées par la Commission électorale.

Ces résultats partiels sont susceptibles de changer au fur et à mesure du dépouillement. Plusieurs sondages à la sortie des urnes publiés mardi mettaient les deux principaux camps au coude-à-coude.

Le président américain Donald Trump a estimé que son soutien à M. Netanyahu, dans les derniers jours de campagne, l'avait "beaucoup aidé", alors que les sondages israéliens donnaient quasi unanimement l'avantage à l'opposition avant le scrutin.

Dans la nuit, M. Netanyahu et son principal rival, le centriste Gadi Eisenkot, ont tous deux affirmé qu'ils étaient en position de force après ces législatives, les premières depuis le traumatisme des attaques du 7 octobre 2023 menées par le Hamas en Israël.

"Nous devons mettre en place un gouvernement de droite fort", a déclaré M. Netanyahu, appelant "la majorité juive et sioniste à se ressaisir et à s'unir".

Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, s’adresse à ses partisans lors de la soirée électorale, après l’annonce des premiers sondages de sortie des urnes, le 28 octobre 2026 à Tel-Aviv ( AFP / Jack GUEZ )

Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, s’adresse à ses partisans lors de la soirée électorale, après l’annonce des premiers sondages de sortie des urnes, le 28 octobre 2026 à Tel-Aviv ( AFP / Jack GUEZ )

De son côté, Gadi Eisenkot a estimé que "le peuple a choisi le changement" et promis de "tout faire pour former un gouvernement".

L'issue du scrutin est observée de près au-delà des frontières d'Israël, pays qui fait face à des critiques internationales croissantes sur la conduite de sa guerre dévastatrice à Gaza et une explosion de violences en Cisjordanie occupée.

Elle pourrait aussi avoir un impact sur la suite du conflit qui secoue le Moyen-Orient, M. Netanyahu ayant multiplié les menaces d'une nouvelle campagne militaire contre l'Iran ces derniers jours.

Opposition fragmentée

Si la mobilisation a été très forte, avec un taux de participation au plus haut depuis plus d'un quart de siècle, les résultats partiels et les estimations des principaux médias dessinent un paysage fracturé, reflet d'un pays traversé par de profondes divisions.

L'incapacité apparente des deux camps, à ce stade, à réunir le minimum de 61 députés nécessaires pour former une coalition gouvernementale augure d'intenses tractations dans les semaines à venir.

Sur le papier, le camp anti-Netanyahu semble pourtant avoir l'avantage, puisque le bloc de M. Eisenkot et les partis arabes, farouchement hostiles au Premier ministre, dépassent ensemble largement le camp de ce dernier.

Mais la coopération entre ces deux forces d'opposition est loin d'être acquise, M. Eisenkot, ainsi que plusieurs de ses alliés, ayant refusé jusque-là d'envisager une telle alliance qui pourrait braquer leurs électeurs de droite.

Le chef de la gauche israélienne Yaïr Golan, qui est le seul membre ouvertement favorable à une telle alliance au sein du bloc, a appelé mercredi à ne "plus accepter la division raciste de Netanyahu entre les voix juives et les voix arabes".

"Nous avons une responsabilité. Et nous avons l'opportunité de former un gouvernement de changement en partenariat avec les citoyens arabes d'Israël", a-t-il ajouté sur X.

Sans une telle alliance, la situation a pour l'instant des airs d'impasse, souligne Ilana Shpaizman, maîtresse de conférences en sciences politiques à l'université de Bar-Ilan.

"Netanyahu n'a aucun moyen de former un gouvernement" avec ses alliés actuels et le bloc de M. Eisenkot devra "soit former un gouvernement avec les partis arabes, soit établir un gouvernement minoritaire", deux options jusque-là rejetées par le camp de l'opposition, dit-elle.

La poussée spectaculaire des deux listes arabes israéliennes, Raam (Liste arabe unie, islamiste modéré) et la Liste unifiée (extrême gauche), impose plus que jamais ce camp comme un faiseur de rois.

Si l'absence de majorité se confirme et la paralysie s'installe, cette situation profiterait dans l'immédiat à M. Netanyahu, qui restera Premier ministre par intérim jusqu'à la formation du prochain gouvernement.

En cas d'impossibilité de sortir de l'impasse, de nouvelles élections seront organisées, comme cela a été plusieurs fois le cas dans l'histoire d'Israël.

Les résultats définitifs sont attendus d'ici jeudi soir ou vendredi matin, selon les médias israéliens. Le président Isaac Herzog recevra ensuite les chefs des différents partis avant de désigner l'un d'eux pour tenter de former une coalition gouvernementale.

4 commentaires

  • 11:04

    Nul besoin d'être aimé , craint suffit


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Des joggeurs courent à l’intérieur d’un centre commercial en raison du brouillard de pollution extérieur, le 24 octobre 2026 à Singapour ( AFP / Roslan RAHMAN )
    information fournie par AFP 28.10.2026 11:38 

    Avant l'ouverture des boutiques, les claquements des chaussures de course résonnent dans les allées climatisées d'un centre commercial de Singapour, devenues un refuge pour les coureurs matinaux en raison de l'étouffant brouillard de pollution qui règne dehors. ... Lire la suite

  • Le sénateur Flavio Bolsonaro (c) s'adresse à ses partisans après sa défaite à l'élection présidentielle, le 25 octobre 2026 à Brasilia, au Brésil ( AFP / Pablo PORCIUNCULA )
    information fournie par AFP 28.10.2026 11:38 

    Le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, que certains annoncent en fuite vers les Etats-Unis, a fait mercredi une brève escale en Équateur depuis l'Argentine, trois jours après sa défaite à la présidentielle au Brésil. Un avion qui transporte M. Bolsonaro, selon ... Lire la suite

  • Des maisons endommagées par des arbres déracinés, après que le cyclone Arnab a touché terre à Yanam, dans le territoire de Pondichéry, le 28 octobre 2026 en Inde ( AFP / NOAH SEELAM )
    information fournie par AFP 28.10.2026 11:26 

    Le cyclone Arnab, accompagné de vents violents et de pluies torrentielles, a commencé à faiblir après avoir balayé le littoral du sud-est de l'Inde, où il a fait trois morts. Le cœur de la tempête, qualifiée de "très sévère" par le service météorologique (IMD), ... Lire la suite

  • Les valeurs de la journée sur les marchés américains (Crédit: Scott Beale / Flickr)
    information fournie par Reuters 28.10.2026 11:14 

    Principales valeurs à suivre mercredi à Wall Street, où les contrats à terme sur les principaux indices suggèrent une ouverture en baisse de 0,21% pour le Dow Jones .DJI , mais en hausse de 0,1% pour le Standard & Poor's 500 .SPX et de 0,37% pour le Nasdaq

Pages les plus populaires