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Groenland, sanctions... : les Européens présenteront désormais un front commun aux intimidations américaines, selon Paris
information fournie par Boursorama avec Media Services 07/01/2026 à 11:01

Jean-Noël Barrot a fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

Jean-Noël Barrot à Paris, le 17 décembre 2025. ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Jean-Noël Barrot à Paris, le 17 décembre 2025. ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

La réponse des Européens aux menaces américains sera désormais commune, "convaincante et percutante", a déclaré mercredi 7 janvier le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant" , a déclaré Jean-Noël Barrot sur France Inter . Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech .

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi. "Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Marco Rubio aurait écarté l'option militaire

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les États-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

Jean-Noël Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire. "Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les États-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée" , avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois. "Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les États-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".

4 commentaires

  • 07 janvier 13:31

    et pendant que l'europe et ses investisseurs prennent peur à la moindre annonce de Trump (qui joue le jeu à merveille), ont met le paquet dans l'armement et on délaisse l'IA. la chine et les USA rigolent


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