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Glucksmann reproche à "certains groupes politiques" de l'empêcher de manifester sereinement
information fournie par AFP 23/10/2026 à 14:31

Le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann à Paris, le 22 octobre 2026 ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann à Paris, le 22 octobre 2026 ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann, a regretté vendredi que l'"hostilité" de "certains groupes politiques" à son égard l'empêche de participer à des manifestations sans craindre que des images de "confrontations" ne fassent le "buzz".

"On verra", a simplement répondu, lors d'un déplacement à Amiens, le candidat à un journaliste qui lui demandait s'il serait dans un cortège samedi, à l'occasion d'une nouvelle journée de mobilisation.

"Je sais très bien le niveau d'hostilité et de tension que certains groupes politiques ont à l'égard des représentants de la gauche social-démocrate et de moi en particulier", a dénoncé Raphaël Glucksmann, évoquant notamment "des groupes liés à La France insoumise."

En conséquence, "ce serait bien d'être dans une manifestation" samedi mais "je ne veux pas non plus capter l'attention, qui doit porter sur les lycéens et les étudiants qui manifestent, au profit d'images qui font le buzz, de confrontations", a-t-il assuré.

"Il faut que ça s'arrête, on ne va pas faire campagne pendant six mois comme ça", a-t-il martelé lors du déplacement, son premier hors de Paris depuis sa victoire à la primaire social-démocrate il y a près de deux semaines. "Il y en a marre de cette violence, il y en a marre de cette haine de l'autre".

Il a en revanche assuré qu'il ne serait pas à Orléans ce week-end, au contraire du Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, qui participera samedi à une manifestation contre le Rassemblement national en marge du congrès du parti d'extrême droite.

Invectivé lors d'un rassemblement féministe et enfariné juste après sa victoire à la primaire, Raphaël Glucksmann a de nouveau été chahuté lundi, alors qu'il était présent à un rassemblement devant l'Hôtel de ville de Paris pour dénoncer les violences du week-end.

Les autres principaux candidats de gauche à la présidentielle, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, l'écologiste Marine Tondelier et le communiste Fabien Roussel, ont tous participé à des manifestations samedi dernier.

Raphaël Glucksmann a également appelé à répondre aux "angoisses" de la jeunesse. "Si on veut avoir une campagne présidentielle normale, dans un climat apaisé, sans violence, il faut aujourd'hui répondre" à l'urgence sociale et notamment aux demandes de la jeunesse, a-t-il assuré.

Lors de la visite d'une mission locale, l'eurodéputé a assumé porter un programme "plus humble" que d'autres candidats, au risque d'être parfois considéré "trop mou". Les promesses non tenues sont "ce qui est en train de tuer la démocratie française", a-t-il assuré.

3 commentaires

  • 16:33

    Avec lui on aurait donc un président courageux " Je voudrais bien faire des choses mais je ne les fais pas car certain groupe m'en empêche"


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