Les groupes parlementaires, à l'exception du Rassemblement national et de La France insoumise, seront reçus au ministère de l'Economie pour parler du budget 2026 que le gouvernement espère voir adopté "au plus tôt", a annoncé dimanche la ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Monchalin.
"À la demande du Premier ministre, je recevrai avec Roland Lescure l'ensemble des groupes parlementaires avant la reprise des travaux en commission, en dehors du Rassemblement national et de la France insoumise, qui se sont employés à bloquer le budget par tous les moyens possibles au détriment des Français", peut-on lire dans un message de la ministre sur le réseau X.
"L'objectif est clair : que les parlementaires puissent trouver, au plus tôt, les conditions d'un compromis. L’impasse n'est pas une fatalité", ajoute-t-elle.
Après l'échec des travaux de la Commission paritaire composée de députés et de sénateurs sur le Projet de loi de finances (PLF) 2026, une loi spéciale a été adoptée fin décembre pour permettre la continuité du fonctionnement l'Etat, le prélèvement des impôts en particulier.
Le PLF doit être examiné dans les jours qui viennent par la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.
Malgré les désaccords entre le Sénat et l'Assemblée en première lecture, le gouvernement espère que la France sera dotée d'ici la fin du mois d'un budget à même de ramener le déficit public sous la barre des 5% du Produit intérieur brut, contre 5,4% en 2025.
"Nous avons fait voter un projet de loi de financement de la Sécurité sociale et nous pouvons avoir un budget de l’État voté avant la fin du mois de janvier", a estimé dimanche le ministre de l’Économie, Roland Lescure, sur France Inter.
"Les conditions sont réunies, je sens qu'il y a une volonté d'avancer et d’aboutir de la part des principaux acteurs", a-t-il ajouté.
Lors de ses voeux du Nouvel An, le président Emmanuel Macron a jugé "indispensable" que le gouvernement et le Parlement travaillent "dès les premières semaines de l'année" 2026 à "bâtir des accords" pour "doter la Nation d'un budget".
À l'issue de la deuxième lecture, le Projet de loi de finances devra encore passer par le Sénat. L'Assemblée aura le dernier mot en cas de désaccord.
(Reportage Elizabeth Pineau)

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