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France/Elections: Les chefs de parti passent un grand oral face au patronat
information fournie par Reuters 20/06/2024 à 12:27

Les entrepreneurs français reçoivent des membres de partis politiques pour des élections législatives anticipées

Les entrepreneurs français reçoivent des membres de partis politiques pour des élections législatives anticipées

Les différents chefs de parti et de coalition sont invités jeudi par les organisations patronales à des auditions destinées à présenter le programme économique de chaque camp en vue des élections législatives des 30 juin et 7 juillet en France.

Le Premier ministre, Gabriel Attal, s'est exprimé pour sa part lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il est revenu sur les mesures phares du programme du camp présidentiel dont il mène la campagne.

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS:

12h00 - Sur le sujet de l'électricité, Bruno Le Maire annonce vouloir rouvrir la négociation des contrats à long terme avec EDF.

"Nous avons proposé des contrats à long terme. Est-ce que le prix est satisfaisant ? Non. Est-ce qu'il faudra par conséquent rouvrir la négociation avec EDF ? Ma réponse est oui", déclare le ministre.

"Nous, nous voulons plus de réacteurs, plus de renouvelables et nous rouvrirons la négociation des contrats avec EDF parce que le prix de sortie n'est pas suffisant et pas suffisamment compétitif pour l'industrie française".

Bruno Le Maire fustige la proposition du RN de sortir du marché européen de l'électricité. "ça s'apparente à un 'Frexit'. Si vous sortez du marché européen de l'électricité, vous sortez de l'Europe".

11h45 - "Le rééquilibrage des comptes publics est une priorité absolue, c'est ce qui nous distingue", dit Bruno Le Maire, répétant que les programmes des oppositions sont à "contre-temps".

Interrogé sur un éventuel mea culpa concernant les politiques menées, le ministre de l'Economie évoque le logement. "Soyons honnêtes, sur le logement nous n'avons pas fait assez".

11h40 - "C'est un résumé de ce qu'ils veulent pour la France, le retour en arrière", dit le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, évoquant l'abrogation de la réforme des retraites prônée par le RN.

"Ne cédez pas aux sirènes du RN, on n'est peut-être moins glamours mais plus efficaces", dit-il à l'adresse des chefs d'entreprise.

11h15 - L'âge de départ officiel à la retraite restera-t-il à 64 ans ? "Non", répond Jordan Bardella, qui estime que la dernière réforme est "injuste socialement et très coûteuse sur le plan économique". "De facto, on abroge la réforme dans son système actuel", a-t-il ajouté.

Le président du RN veut mettre l'accent sur les carrières longues, en permettant à ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans de partir à la retraite avec 40 annuités à un âge légal de départ de 60 ans.

Au-delà, Jordan Bardella évoque une "progressivité" qui dépendra "des marges budgétaires", sans se positionner sur la progressivité à 62 ans qui avait été fixée dans le programme présidentiel de Marine Le Pen en 2022.

10h55 - Jordan Bardella réfute le chiffre de 100 milliards d'euros évoqué pour le coût du programme économique du RN, "sorti du chapeau du gouvernement", dit-il, assurant que les mesures prendront en compte la réalité budgétaire.

Le prochain gouvernement sera "appelé à un principe de réalité et à un principe de responsabilité", déclare-t-il.

Dans un premier temps, le président du RN veut abaisser la TVA sur les énergies et le carburant, une mesure qu'il chiffre à 12 milliards d'euros, et faire passer des lois d'urgence sur la sécurité et l'immigration. Pour la suite, les mesures seront étalées pour prendre en considération la réalité économique du pays, explique-t-il.

10h40 - Aux côtés du président des Républicains Eric Ciotti, le président du RN Jordan Bardella présente son programme économique reposant sur "la croissance et la remise en ordre de l'Etat". Il détaille six piliers :

- la stabilité fiscale, "adaptée à la réalité de la compétition internationale"

- l'efficacité de l'Etat - Jordan Bardella veut engager dès l'automne des "Etats généraux de la simplification pour dresser un état de lieux des contraintes qui pèsent sur la croissance"

- les infrastructures, en maintenant le nucléaire au coeur de la politique d'investissement énergétique

- le capital humain et les compétences - Jordan Bardella propose de donner la liberté d'augmenter les salaires, en exonérant de cotisations patronales jusqu'à 10% d'augmentation

- l'accès au capital, en fléchant l'épargne vers l'économie réelle. "Nous entendons bâtir un fonds souverain", dit Jordan Bardella. "Les Français pourront librement y souscrire et orienter leur épargne au service de grands projets d'infrastructures énergétiques ou encore de l'innovation et de l'intelligence artificielle"

- la stabilité politique - Jordan Bardella dit vouloir mettre en place une "alternance raisonnable" et une "rupture responsable" avec une "majorité de redressement respectueuse des partenaires sociaux".

10h20 - "Non, on ne souhaite pas sortir de la zone euro", dit Eric Coquerel, de La France insoumise, interrogé par un chef d'entreprise sur l'Europe. "Maintenant, il y a ne pas sortir et à un moment donné ne pas engager un rapport de force pour permettre de se donner des marges de manoeuvre."

10h00 - "Les mesures que nous proposons sont financées", explique Gabriel Attal. "S'il y a un groupe qui assume de dire comment il financera ses mesures, c'est nous", dit-il, assurant vouloir éviter un "carnage" pour l'économie.

9h55 - "Dans deux jours, nous présenterons un budget qui sera très détaillé dans un premier temps, un peu moins parce que nous attendons des effets macroéconomiques pour la suite mais qui sera cohérent", promet au Medef Eric Coquerel, député sortant La France Insoumise, interrogé sur le coût du programme économique du "Nouveau Front populaire".

"Nous ne comptons pas sur une explosion des déficits pour financer ce que nous allons proposer. Nous croyons plus au fait que développant la croissance, ça va faire des rentrées fiscales, des rentrées de cotisation."

"Je pense que, globalement, on ne fera pas pire que ce que s'apprête à faire le gouvernement sur la question des déficits dans la réalité", juge Eric Coquerel.

9h45 - "Nous avons besoin de vous", dit le député socialiste sortant, Boris Vallaud, s'adressant aux chefs d'entreprises au Medef. "Sortons du dilemme appauvri 'faut-il aimer ou détester les entreprises' et fondons ensemble un pacte productif nouveau, unissant les travailleurs, les capitaines d'industrie, les consommateurs."

9h40 - "Ne prenons pas le risque du saut dans le vide", dit Gabriel Attal, évoquant les programmes du "Nouveau Front populaire" et du RN qui conduiraient, selon lui, à "un retour du chômage de masse".

"L'extrême droite, c'est le blocage de l'Union européenne, le début du Frexit, la fin du soutien à l'Ukraine", ajoute-t-il. "De notre côté, c'est le choix de l'Europe qui nous aide et nous protège, une défense solide."

9h30 - "Pas de hausse d'impôts, quoiqu'il arrive", répète Gabriel Attal, qui dénonce un "matraquage fiscal" dans le programme du "Nouveau Front populaire".

Le Premier ministre juge par ailleurs que la proposition du Rassemblement national de baisser la TVA sur les énergies et le carburant ne ferait que renforcer les marges des distributeurs.

Gabriel Attal défend pour sa part le triplement de la "prime Macron" avec un plafond relevé à 10.000 euros par an et promet une baisse de 15% de la facture d'électricité "pour tous les Français".

9h20 - "Si on a envie de maîtriser les dépenses publiques, il faut maîtriser les dépenses sociales", dit Edouard Philippe, soulevant notamment la question des retraites.

"Compte tenu de l'incroyable transformation de notre démographie, imaginer que le système par répartition inchangé tel qu'il existe permettra de faire face à la question des retraites dans 20 ans est une absurdité."

8h50 - "Depuis 2017, la politique qui a été mise en oeuvre est probablement la politique la plus pro-business qu'on ait vue depuis longtemps", assure au Medef le président du mouvement Horizons, Edouard Philippe. "Il ne faut absolument pas changer la logique."

"Il faut créer les conditions d'une économie compétitive. Mettre en place un marché du travail beaucoup plus fluide. Permettre les investissements et notamment transformer le mode de financement de l'économie", défend l'ancien Premier ministre, regrettant notamment des règles prudentielles "mal pensées".

Outre la compétitivité, Edouard Philippe veut aussi lutter contre l'appauvrissement des classes populaires.

"L'enrichissement nécessaire des classes moyennes populaires ne passera pas par l'augmentation du Smic à 1.600 euros nets par mois", dit-il, évoquant une mesure défendue par le "Nouveau Front populaire".

Edouard Philippe prône pour sa part de mettre en place "de façon plus systématique, l'association des salariés à la valeur du capital créée dans l'entreprise".

8h45 - "Notre programme économique n'est pas dangereux", assure Jean-Philippe Tanguy, député sortant RN sur BFMTV/RMC. "Jordan Bardella a annoncé un calendrier, aucune mesure ne sera abandonnée, certaines seront échelonnées", a-t-il dit, alors que le RN a été accusé de "reniement" après avoir annoncé le report de certaines mesures phares de son programme économique.

8h15 - "Quand vous regardez les finances publiques françaises (...), nous avons engagé le rétablissement des finances publiques depuis fin 2023, (...) et il faudra dans le budget 2025 faire encore plus d'économies pour rétablir les comptes, donc nous sommes à la croisée des chemins", dit sur Europe 1/Cnews le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

"Au moment où il faudrait rétablir les comptes, reconstituer des réserves financières (...) les deux autres forces d'opposition ouvrent tout grand les vannes de la dépense publique, je pense que c'est à contre-temps."

8h00 - "Il y a un choix profond à faire de société et de politique économique. Je pense, en tout cas, qu’en cas de victoire du Nouveau Front Populaire, il n’y a pas de grande peur ou crainte à avoir", assure l'homme d'affaires Matthieu Pigasse sur franceinfo.

7h50 - Interrogée sur franceinfo sur le coût du programme économique du "Nouveau Front populaire", la députée écologiste sortante Sandrine Rousseau reste évasive.

"Il y a un comptage qui est en train d'être réalisé et en face des dépenses, il y a des recettes", dit-elle.

"Protéger les personnes, ça coûte."

7h40 - "Cette réunion ce matin, cette invitation des candidats, on va essayer de faire un peu tomber les masques", explique sur RTL Michel Picon, président de l'Union des entreprises de proximité (U2P), qui participera aux auditions au Medef.

"Une organisation patronale n'est pas là pour faire de la politique (...) mais notre responsabilité, c'est d'éclairer le débat (...) en posant des questions très précises aux candidats pour que chacun puisse voter en conscience des conséquences que cela peut avoir sur des mesures qui nous paraissent, nous, insupportables pour beaucoup de petites entreprises", ajoute-t-il.

"Sur le plan économique et social, l'heure est grave (...) si ces propositions pour certaines sont mises en oeuvre, elles vont avoir des conséquences pour l'ensemble des entreprises", dit Michel Picon, évoquant notamment la promesse du "Nouveau Front populaire" d'établir un Smic à 1.600 euros nets par mois.

(Rédigé par Blandine Hénault avec Bertrand Boucey)

13 commentaires

  • 20 juin 12:19

    On attend les notes ... Vu que certains n'ont pas révisé les cours niveau primaire sur les bases d'une économie compétitive , et que d'autres ont donné des cours sur TiK Tok au lieu de travailler , la moyenne de la classe va être plutôt faible . En tout cas j'espère qu'ils tiendront compte des travailleurs et sanctionneront les fumistes et les entubeurs .


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