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Football-Le parcours atypique de Burn, des divisions inférieures jusqu'au Mondial
information fournie par Reuters 12/07/2026 à 22:42

par Lori Ewing

Deux coups de tête décisifs contre le Mexique puis la Norvège ont suffi à installer Dan Burn comme un symbole de résistance pour l'Angleterre dans la Coupe du monde de football et à mettre en lumière son parcours singulier.

Le défenseur central de 34 ans venait à peine d'entrer en jeu lorsqu'il a été plongé dans l'intensité du huitième de finale contre le Mexique, après l'expulsion de Jarell Quansah. Dans les dernières minutes, il a gagné ses duels aériens, écarté le danger et contribué à repousser les assauts mexicains pour préserver une victoire spectaculaire (3-2) dans l'atmosphère brûlante du stade Azteca.

Six jours plus tard, il a apporté la même présence physique lors du succès après prolongation contre la Norvège (2-1). En fin de match, alors que l'Angleterre défendait son but d'avance, il s'est encore imposé dans les airs pour aider son équipe à rejoindre le dernier carré.

La plupart des histoires de Coupe du monde impliquent de jeunes prodiges. Celle de Dan Burn a commencé par un rejet.

Libéré par Newcastle United lorsqu'il était enfant, il a reconstruit sa carrière loin des projecteurs, à Darlington, avant d'obtenir sa chance en Premier League et de revenir dans son club de cœur en 2022.

Peu imaginaient alors qu'une sélection en équipe d'Angleterre l'attendait, encore moins pour disputer sa première Coupe du monde.

"Si vous nous aviez demandé, quand j'étais à Darlington, si je serais ici, j'aurais probablement répondu non", a-t-il reconnu. "Surtout à cet âge."

Dans un sport obsédé par la jeunesse, ce défenseur central de 2,01 m incarne la résilience, la patience et l'idée qu'une carrière ne suit pas toujours une trajectoire linéaire. Son parcours, passé par les divisions inférieures avant d'atteindre le très haut niveau, donne à sa présence dans ce Mondial une portée particulière.

À 34 ans et 58 jours, Dan Burn est devenu le quatrième joueur le plus âgé à faire ses débuts en Coupe du monde avec l'Angleterre.

Avant le quart de finale contre la Norvège, il a rapidement écarté les éloges dont il a fait l'objet après sa prestation face au Mexique, estimant que cela ne compterait pas en cas d'élimination.

Dans un tournoi dominé par les stars mondiales et les jeunes talents aux prix vertigineux, son histoire rappelle qu'il n'existe pas de voie unique vers le plus haut niveau. Elle montre aussi qu'un joueur peut trouver sa place au sommet après des années de patience, de travail et de chemins détournés.

"C'est bien, parce qu'il n'y a pas qu'un seul chemin pour devenir footballeur et réussir dans ce sport", a-t-il résumé. "J'espère que cela pourra inspirer un peu les enfants."

(Reportage de Lori Ewing ; version française Olivier Cherfan, édité par Vincent Daheron)

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