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Football/Coupe du monde-L'Espagne bat en finale une Argentine réduite à dix en prolongations
information fournie par Reuters 20/07/2026 à 00:22

(Actualisé tout du long; photo à disposition)

L'Espagne a décroché dimanche la deuxième Coupe du monde de son histoire, seize ans après son premier titre mondial, grâce à sa victoire après prolongations en finale contre l'Argentine (1-0), qui était tenante du titre et s'est retrouvée dimanche en infériorité numérique à la toute fin du temps réglementaire.

Championne d'Europe en titre, la "Roja" s'est imposée en toute logique, tant elle a outrageusement dominé les champions du monde sortants.

Elle a toutefois dû attendre la deuxième période de la prolongation pour ouvrir le score grâce à Ferran Torres (106e), alors que l'Argentine jouait à dix depuis le second carton jaune reçu par son milieu de terrain Enzo Fernandez (90e+3).

Comme en 2010, l'Espagne est sacrée championne du monde deux ans après avoir conquis l'Europe. Elle avait à l'époque réalisé un triplé en remportant également un deuxième Euro consécutif (2012).

La finale de cette 23e édition de la Coupe du monde aura été à sens unique au MetLife Stadium d'East Rutherford (New Jersey). Cinq jours après leur victoire tout en maîtrise face à l'équipe de France en demi-finales (2-0), les hommes de Luis de la Fuente ont à nouveau eu le contrôle total sur la rencontre.

Pendant longtemps, l'Espagne a buté sur Emiliano Martinez, bourreau des Bleus quatre ans plus tôt lors de la finale au Qatar (3-3, 4-2 aux t.ab.).

Le gardien argentin a réalisé une dizaine d'arrêts importants, notamment devant Lamine Yamal, sur la première opportunité du match (5e) et la dernière du temps réglementaire sur un coup franc dangereux (90e+8).

"Dibu" Martinez a frustré ses adversaires un à un : Mikel Oyarzabal (39e), Alex Baena (46e), Dani Olmo (64e), Ferran Torres (67e), Pedri et Pau Cubarsi (77e), Aymeric Laporte (83e) puis Nico Williams (90e+3, 93e).

Déjà acculée (14 tirs à 0 à la fin du temps réglementaire), l'Argentine a payé le carton rouge reçu par Enzo Fernandez pour deux avertissements en 11 minutes : le premier pour une contestation (82e), le second pour une faute spectaculaire sur Pau Cubarsi.

En supériorité numérique, la Roja a enfin trouvé la clé. Sur un centre de Lamine Yamal, Nico Williams a remisé de la tête en retrait pour Ferran Torres qui a ajusté sa reprise de volée sous la barre transversale.

Dos au mur, l'Albiceleste a enfin tenté ses premières frappes, dans l'espoir d'être à nouveau renversante, comme face à l'Égypte en huitièmes de finale (3-2, après avoir été menée 2-0) puis l'Angleterre en demi-finales (2-1, après avoir été menée 1-0).

Mais les coéquipiers d'un Lionel Messi bien discret pour sa troisième finale de Coupe du monde - record du Brésilien Cafu égalé - n'ont cette fois-ci pas réussi à faire basculer la rencontre, malgré une énorme occasion de Giuliano Simeone (120e+2).

Les Argentins manquent ainsi l'occasion d'imiter l'Italie (1934 et 1938) et le Brésil (1958 et 1962), seules nations à avoir remporté deux titres mondiaux consécutifs.

De son côté, l'Espagne termine le tournoi invaincue et avec un seul but encaissé (contre la Belgique en quarts de finale) alors qu'elle avait été tenue en échec par le Cap-Vert lors de son entrée en lice.

Elle défendra son titre à domicile dans quatre ans lors d'un Mondial co-organisé avec le Maroc et le Portugal.

(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean Terzian)

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