Les invités d'un mariage savourent un "wazwan" à Srinagar, principale ville du Cachemire administré par l’Inde, le 3 juin 2026 ( AFP / Tauseef MUSTAFA )
Au Cachemire, le "wazwan", un festin à base de viande longuement mijotée à feu doux, est servi depuis des siècles lors des mariages et des grandes occasions.
"Nous ne faisons pas que cuisiner le +wazwan+, nous le vivons", explique le chef Ghulam Nabi Palo, à la tête d’une équipe de dizaines de personnes qui s’activent à préparer ce festin traditionnel servi lors d’un mariage à Srinagar, principale ville du Cachemire administré par l’Inde.
"Pour nous, chaque festin est un mélange de dévotion et de gagne-pain", confie-t-il.
Un cuisinier prépare des boulettes d'agneau, un festin traditionnel appelé "wazwan" pour la célébration d'un mariage à Srinagar, principale ville du Cachemire administré par l’Inde, le 4 juin 2026 ( AFP / Tauseef MUSTAFA )
Des commis aux cuisiniers, en passant par les serveurs et les fournisseurs d’épices, des communautés entières vivent de cette tradition culinaire.
Les recettes, la préparation et les rituels pour le servir se transmettent de génération en génération.
La cérémonie religieuse est le cœur spirituel d’un mariage musulman cachemiri mais c’est une mosaïque de traditions qui rassemble toute la communauté autour de la fête.
Une mariée regarde ses mains décorées avec du henné, à Srinagar, principale ville du Cachemire administré par l’Inde, le 1er juin 2026 ( AFP / Tauseef MUSTAFA )
En dehors de la préparation des repas, l’industrie du mariage fournit du travail à beaucoup d'habitants.
Des personnes sont chargées de la décoration du lieu de réception, des artistes tracent de complexes motifs au henné sur les mains et les pieds de la mariée.
La musique et le divertissement sont assurés par des chanteuses et chanteurs transgenres, un élément traditionnel de nombreux mariages indiens.
Des artistes transgenres jouent de la musique lors d'un mariage à Srinagar, principale ville du Cachemire administré par l’Inde, le 1er juin 2026 ( AFP / Tauseef MUSTAFA )
Dans toute l'Asie du Sud, la communauté des personnes nées hommes qui s'identifient comme des femmes, plus connus sous le nom de "kinnars" ou "hijras", est traditionnellement reconnue comme un troisième genre, même si elle est encore confrontée à de graves discriminations.
Pour la chanteuse transgenre Bisma, se produire lors de mariages est "un moment où je me sens à ma place".
"Chaque sourire dans la foule reflète ma fierté d’être reconnue".

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