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Énergie : la Chine consolide sa place de premier investisseur mondial, les renouvelables captent toujours plus de capitaux
information fournie par Boursorama avec Media Services 05/06/2025 à 14:12

La Chine dépense presque autant dans l'énergie que l'UE et les États-Unis réunis.

Une ferme soldaire à Zhangjiakou, en Chine. ( AFP / GREG BAKER )

Une ferme soldaire à Zhangjiakou, en Chine. ( AFP / GREG BAKER )

L'Agence internationale de l'énergie prévoit des investissements dans l'énergie s'élevant à 3.300 milliards de dollars en 2025, malgré les incertitudes économiques. Selon ce rapport publié jeudi 5 juin, la Chine va consolider sa place de premier investisseur mondial tandis que les énergies "propres" devraient capter deux fois plus de capitaux que les fossiles.

"Au milieu des incertitudes géopolitiques et économiques qui obscurcissent les perspectives du monde de l'énergie, nous voyons la sécurité énergétique émerger comme un moteur clé de la croissance des investissements mondiaux cette année", y déclare le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Aujourd'hui, la Chine est de loin le plus grand investisseur énergétique mondial, dépensant deux fois plus pour l'énergie que l'Union européenne -et presque autant que l'UE et les États-Unis réunis", ajoute-t-il en rappelant qu'en 2015, elle dépassait à peine les USA en la matière.

Les investissements dans les énergies renouvelables et nucléaire, le stockage et les carburants à faibles émissions mais aussi dans l'efficacité énergétique et l'électrification devraient atteindre un record de 2.200 milliards de dollars, selon l'AIE.

"Les tendances d'investissement actuelles montrent clairement qu'une nouvelle ère de l'électricité approche", souligne l'AIE : les investissements dans ce secteur devraient être environ 50% plus élevés que le montant total consacré au pétrole , au gaz naturel et au charbon. Il y a dix ans, les investissements dans les fossiles étaient 30% plus élevés que ceux dans la production et les réseaux d'électricité, rappelle-t-elle. Le pétrole, le gaz naturel et le charbon devraient ainsi représenter 1.100 milliards de dollars, avec une concentration des dépenses dans l'exploration pétrolière et gazière au Moyen-Orient.

Les fossiles en recul ?

L'AIE estime que la baisse des prix du pétrole et de la demande devraient entraîner le premier recul des investissements dans le secteur depuis le Covid en 2020, en raison principalement d'une forte diminution des dépenses dans le pétrole de schiste aux États-Unis.

A contrario, les investissements dans de nouvelles installations de gaz naturel liquéfié (GNL) vont fortement croitre. "Entre 2026 et 2028, le marché mondial du GNL devrait connaître sa plus grande croissance de capacité de tous les temps", estime l'AIE.

Selon l'Agence, les investissements dans le solaire devraient atteindre 450 milliards de dollars en 2025 dans le monde, ce qui le place sur la première marche, tandis que ceux fléchés vers l'énergie nucléaire devraient s'élever à environ 75 milliards de dollars, en hausse de 50% au cours des cinq dernières années.

L'AIE s'inquiète toutefois du fait que les investissements dans les réseaux électriques (câbles, pylônes...), actuellement de 400 milliards de dollars par an, "ne parviennent pas à suivre le rythme des dépenses de production et d'électrification", ce qui constitue un "signe inquiétant pour la sécurité électrique".

Il faudrait que les investissements dans les réseaux augmentent pour atteindre la parité avec les dépenses de production d'ici le début des années 2030, mais "cela est freiné par des procédures de permis longues et des chaînes d'approvisionnement tendues pour les transformateurs et les câbles".

Enfin, la forte croissance de la demande d'électricité profite aussi au charbon, principalement en Chine et en Inde. En 2024, la Chine a lancé la construction de près de 100 gigawatts (GW) de nouvelles centrales électriques au charbon , portant les approbations mondiales de centrales au charbon à leur niveau le plus élevé depuis 2015, souligne l'AIE.

1 commentaire

  • 05 juin 14:25

    vu que l on nous dit souvent que la Chine n est pas un exemple à suivre .. que ca va mal en Chine .. qu ils ont du chomage il parait .. il me semble qu il faut mieux ne pas suivre la Chine vers le renouvelable intermittent .. sachant qu en plus ils achetent des panneaux solaires et des eoliennes chinoises .. ce qui normalement aurait du sortir la Chine de la crise dont nous parle nos médias .


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