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Édouard Philippe réfute promettre aux Français du "sang et des larmes"
information fournie par AFP 30/06/2026 à 20:57

Edouard Philippe au salon Eurosatory à Villepinte, près de Paris, le 16 juin 2026 ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Edouard Philippe au salon Eurosatory à Villepinte, près de Paris, le 16 juin 2026 ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Le candidat à la présidentielle Édouard Philippe réfute promettre aux Français "du sang et des larmes" même s'il fait du retour à "l'équilibre des retraites" la "mère de toutes les batailles".

"Il faut rattraper le temps perdu. Mais je récuse complètement l'idée du sang et des larmes. Winston Churchill parle du sang et des larmes quand son pays est dans une guerre existentielle", dit-il dans une interview au quotidien Les Echos mise en ligne mardi soir.

"La France est confrontée à une difficulté budgétaire que tous les autres pays européens ont réussi à régler, sans sang et sans larmes. Donc il faut arrêter de jouer à se faire peur", ajoute le président d'Horizons.

L'ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron plaide pour des "efforts assez importants" avec un retour du déficit public à 2% à l'issue du prochain quinquennat en 2032, contre 5% actuellement, et pour une règle d'or budgétaire qui s'applique aussi au budget de la Sécurité sociale.

"Il faut être intraitable sur la question de l'équilibre de notre modèle social. La mère de toutes les batailles, c'est le retour à l'équilibre du système de retraites", insiste-t-il

Édouard Philippe réitère qu'il faudra "travailler plus longtemps" sans toutefois citer une hausse de l'âge légal à 67 ans, comme il a pu déjà le faire, se refusant à tout "chiffre totémique".

"Si on arrive à faire en sorte que la retraite par capitalisation représente 10% à 15% des pensions versées dans quinze ans, on aura rendu un fier service au financement de l'économie française mais cela n'évitera pas le fait de devoir travailler plus longtemps", dit-il encore.

La France doit aussi redevenir "influente" en Europe en faisant montre d'"avancées chez elle", pointe-t-il encore.

Et "repenser" sa relation avec l'Allemagne, marquée par une "divergence (qui) devient dangereuse" et qui nécessite "une discussion sérieuse", que Paris doit pouvoir aborder sur un "meilleur pied" en remettant d'abord de l'ordre dans ses finances publiques, affirme-t-il encore.

6 commentaires

  • 22:50

    C'est clair qu'il va continuer de saigner le français au profit de ses sponsors, comme ses prédécesseurs.


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