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Economie russe dans le rouge : Poutine sonne l'alarme et réclame des "mesures supplémentaires"
information fournie par Boursorama avec Media Services 15/04/2026 à 16:49

La croissance de la Russie a subi un coup de frein massif en 2025, passant à 1% contre 4,3% l'année précédente. Désormais, l'activité développée pour soutenir l'effort de guerre en Ukraine ne suffit plus à maintenir l'économie du pays à flot.

Vladimir Putin, à Moscou, le 15 avril 2026 ( POOL / ALEXANDER KAZAKOV )

Vladimir Putin, à Moscou, le 15 avril 2026 ( POOL / ALEXANDER KAZAKOV )

L'économie russe a commencé 2026 dans le négatif, et le Kremlin sonne l'alerte. Vladimir Poutine s'est alarmé mercredi 15 avrild'un déclin en début d'année de l'économie russe, qui continue de pâtir de la coûteuse offensive en Ukraine et des sanctions occidentales. Le Produit intérieur brut (PIB) de la Russie a diminué de 1,8% en janvier-février, a annoncé le président russe lors d'une réunion consacrée aux questions économiques.

Les indicateurs sont "non seulement inférieurs aux attentes des experts et analystes, mais aussi aux prévisions du gouvernement et de la Banque centrale", a-t-il déclaré. Vladimir Poutine a demandé "des propositions de mesures supplémentaires afin de relancer la croissance de l'économie" russe. Les marges de manoeuvre de l'Etat sont limitées.

Supérieur à 50 milliards d'euros au premier trimestre 2026, soit l'équivalent de 1,9% du PIB, le déficit budgétaire dépasse déjà les prévisions pour l'année entière. Les dépenses militaires colossales au profit de l'armée russe engagée dans le conflit en Ukraine ne suffisent plus à tirer l'économie. En 2025, le PIB russe avait augmenté de 1%, un rythme de croissance bien plus lent qu'en 2024 (4,3%). Les recettes tirées des exportations d'hydrocarbures ont plongé de 45,4% en janvier-mars par rapport à la même période de l'année précédente, selon les données du ministère russe des Finances publiées début avril.

Fin mars, la Banque centrale de Russie (BCR) avait abaissé son taux directeur de 15,5% à 15%. "L’économie se rapproche d'une trajectoire de croissance équilibrée", a indiqué la BCR dans un communiqué, notant que la hausse des prix a ralenti en février après une accélération en janvier liée à des facteurs ponctuels. En février, la banque centrale avait déjà abaissé son taux directeur de 16% à 15,5%.

Tensions au Moyen-Orient : une manne de quelle ampleur?

La BCR avait maintenu un taux directeur à près de 20% pendant deux ans, alors que l'économie russe bénéficiait de l'explosion des dépenses militaires liées à l'offensive à grande échelle en Ukraine lancée en février 2022. Mais ces dépenses colossales ont également fait grimper l'inflation, pesant sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), tandis que les entreprises ont dénoncé les coûts d'emprunt élevés mis en place pour freiner l'inflation. La BCR a progressivement abaissé son taux directeur en 2025 pour contenir l'augmentation des prix, parvenant à un taux d'inflation annuel à environ 5,6% sur 2025 contre 9,5% en 2024. La Russie peut cependant espérer tirer parti de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite un cinquième du pétrole mondial, qui a fait flamber le prix du baril.

6 commentaires

  • 18:25

    si Jésus multipliait les poissons, Trump fait se multiplier les milliards de $ pour le pétrole russe ! les déguisements de Trump ne manquent pas d'innovation :-((


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