Damien (g) et Sybille Véron, frère et soeur de Tiphaine Véron, disparue au Japon en 2018, devant l'Elysée, le 6 février 2026 à Paris ( AFP / Alain JOCARD )
La famille de Tiphaine Véron, jeune Française disparue sans explications au Japon en 2018, a présenté à l'Elysée une pétition qui vise à demander à Tokyo de relancer l'enquête, au point mort actuellement.
"La pétition et cette lettre, c'est vraiment notre dernière chance pour savoir ce qui est arrivé à Tiphaine. S'il n'y a pas une intervention d'Emmanuel Macron, la police japonaise n'enquêtera jamais", a expliqué à l'AFP Damien Véron, venu devant l'Elysée avec son autre soeur Sibylle et sa compagne.
Des photos de famille non datées, diffusée le 13 juillet 2021, montrent Tiphaine Veron, disparue dans la ville de Nikko le 29 juillet 2018, deux jours après son arrivée au Japon ( AFP / MEHDI FEDOUACH )
Tiphaine Véron, assistante scolaire de 36 ans, avait été vue pour la dernière fois le 29 juillet 2018, lors d'une visite de la cité touristique de Nikko, au nord de Tokyo. Son passeport avait été retrouvé avec ses affaires dans sa chambre d'hôtel.
Si les autorités japonaises privilégient la piste accidentelle, Damien Véron, demande une enquête criminelle.
La géolocalisation des derniers déplacements de Tiphaine grâce à son portable contredit le témoignage du patron de l'hôtel où Tiphaine Véron séjournait seule, selon un rapport de la société suisse spécialisée dans l'analyse de données personnelles, Hestia.ai, mandatée par la famille.
L'hôtel où où la touriste française disparue Tiphaine Veron a séjourné à Nikko, le 23 août 2018 au Japon ( AFP / Kazuhiro NOGI )
Le patron de l'hôtel, qui a signalé sa disparition, a toujours affirmé l'avoir vue partir le matin à 10H00.
La famille estime que la piste criminelle n'a pas été sérieusement explorée. Les traces de sang retrouvées dans la chambre de Tiphaine n'ont notamment pas été expertisées. Elle s'interroge aussi sur le rôle du gérant de l'hôtel, seulement auditionné en qualité de témoin, par ailleurs "policier volontaire" et présent lors des battues.
Une commission rogatoire internationale a été transmise en mai au ministère japonais de la Justice, selon Damien Véron, sans nouvelle depuis.
Des affiches demandant des informations sur la touriste française disparue Tiphaine Véron placardées sur un panneau à Nikko, le 23 août 2018 au Japon ( AFP / Kazuhiro NOGI )
Le comité des disparitions forcées des Nations unies a également intimé à plusieurs reprises au gouvernement japonais de mener une enquête pour identifier les auteurs de la disparition.
En novembre, ayant pris connaissance des éléments transmis par la famille, le comité s'est inquiété dans une nouvelle demande "de l'indépendance et de l'impartialité des forces de police en charge de l'enquête".

1 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer