Séance à l'Assemblée nationale à Paris
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, désavoué par les militants pour le mode de désignation de leur candidat à l'élection présidentielle, a exprimé vendredi des "regrets" quant au choix d'une primaire fermée tout en soulignant qu'il continuerait à se "battre" pour le rassemblement de "toute la gauche démocratique et écologique" face à Marine Le Pen.
Les adhérents du PS se sont prononcés jeudi soir à 55,5% pour une primaire "fermée" réservée aux "militants" du PS et des "organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste", telle Place publique de Raphaël Glucksmann.
La consultation se tiendra en octobre.
"Le candidat désigné proposera le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement", a précisé le PS dans un communiqué à l'issue du vote.
Cette option était défendue par Boris Vallaud, chef de file des députés socialistes, face à Olivier Faure, partisan d'une primaire "ouverte" aux "sympathisants" socialistes, ce qui élargissait le corps électoral. Il prônait dans un deuxième temps une primaire unitaire de la gauche hors La France Insoumise, avec les Ecologistes notamment.
Déjà fragilisé par sa mise en minorité au PS, Olivier Faure subit une nouvelle défaite. Il refuse néanmoins de faire de cette consultation perdue "un référendum pour ou contre [lui]".
"Je ne sens pas de pression particulière. Il y a un parti qui est un parti démocratique dans lequel (...) on soumet des options à des militants qui les tranchent. Et ensuite, le devoir du Premier secrétaire, c'est évidemment de faire appliquer les décisions qui sont prises", a-t-il déclaré vendredi matin sur franceinfo, ajoutant ne pas se sentir "illégitime".
Olivier Faure a indiqué qu'il dirait en septembre s'il est candidat ou pas à la primaire.
"Il y a forcément des regrets de ma part parce que (...) ce que je souhaite, c'est qu'on n'ait pas une toute toute petite primaire, je souhaitais qu'on ait au contraire une primaire large qui permette (...) de créer une dynamique, une forme de soulèvement, comme en 2012", a-t-il expliqué.
"Cela ne m'empêchera pas de continuer à me battre sur mes options (...) et sur la nécessité y compris de rassembler toute la gauche démocratique et écologique", a-t-il plaidé.
Il a estimé que la victoire de la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, à l'élection présidentielle était "une option" et que le PS se devait de se "battre jusqu'à la fin pour éviter le pire".
(Rédigé par Sophie Louet avec Benjamin Mallet)

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