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Croissance: l'Insee dira vendredi comment le PIB a fini l'année 2025
information fournie par Boursorama avec AFP 28/01/2026 à 08:13

( AFP / SEBASTIEN DUPUY )

( AFP / SEBASTIEN DUPUY )

L'Insee annonce vendredi sa première estimation de croissance du PIB au 4ème trimestre 2025, et pour l'ensemble de l'année 2025, et cette dernière devrait battre la prévision initiale du gouvernement grâce en particulier à l'industrie, relèvent les économistes.

"Nos résultats économiques sont encourageants", s'est félicité vendredi dernier le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure en présentant ses voeux aux acteurs économiques: "tout pointe vers une croissance de l'année dernière sans doute plus proche de 0,9% que le 0,7% auxquels nous nous attendions".

Ce 0,9% de croissance en 2025 est désormais prédit par la plupart des instituts comme l'Insee et la Banque de France, et des économistes, comme Stéphane Colliac de BNP Paribas, après un surprenant troisième trimestre à +0,5%, le double de ce qui était généralement anticipé.

Les avis divergent un peu sur le quatrième trimestre, avec des estimations entre 0,2% et 0,4%, mais toujours dans le vert.

De plus, un budget "de compromis" devrait être définitivement adopté la semaine prochaine, après le recours à l'article 49.3 de la Constitution auquel le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est finalement résolu.

De quoi faire baisser d'un cran le niveau d'incertitude qui perdure depuis la dissolution - auquel il semble toutefois que la machine économique ait fini par s'habituer.

- "2026 commence plutôt bien" -

En décembre, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, chiffrait à "au moins 0,2 point de croissance" le coût de cette incertitude. On ne savait pas alors si le gouvernement Lecornu pourrait se maintenir en 2026.

Mais le gouverneur notait aussi désormais "une forme d'autonomisation de la vie économique par rapport à la vie politique".

Si 2025 sera sans doute un peu meilleure que prévu et si "2026 commence plutôt bien", a relevé M. Lescure vendredi, "on le doit en grande partie aux entreprises qui ont continué d'investir, de recruter, de produire et d'exporter", a-t-il assuré.

"Le secteur ayant le mieux performé au deuxième semestre en particulier en décembre est l'industrie manufacturière, toujours tirée par l'aéronautique et le secteur de la défense", observait il y a deux semaines Olivier Garnier, directeur général à la Banque de France en charge des statistiques.

Le tout dans un contexte où "la bataille contre l'inflation a été gagnée", ajoutait-il.

Stéphane Colliac note également auprès de l'AFP la bonne santé du secteur aéronautique, qui "revient quasiment à la production pré-Covid" après n'avoir été en pleine production que six mois seulement en 2025, en raison de problèmes de livraisons, et de pénuries de main-d'oeuvre et d'usines.

- "Sous les radars" -

Mais "la production (du secteur aéronautique) a augmenté en moyenne de 15% à partir de juin", observe-t-il.

M. Colliac souligne aussi la bonne nouvelle que constitue pour la France la nouvelle stratégie économique allemande, basée sur des investissements massifs. L'Allemagne est en effet la première destination d'exportation pour l'économie française.

Enfin, commente-t-il, "il y a un secteur qui passe peut-être un peu plus sous les radars mais dont la santé est bonne", c'est celui des "biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques", liés notamment à l'intelligence artificielle: "un sujet qui ne monte pas que dans l'actualité et sur les marchés, mais aussi dans les données économiques".

La situation resterait un peu terne du côté de la consommation des ménages, mais M. Colliac s'attend à une fin de la "stagnation" qui a duré de mi-2024 au troisième trimestre 2025, hormis pendant les JO: il voit le quatrième trimestre 2025 à +0,3% et une entrée "dynamique" dans 2026.

La Banque de France, qui elle envisage un quatrième trimestre 2025 à "au moins 0,2% de croissance", a remonté récemment sa prévision 2026 à 1%.

L'Insee, sur la base d'un quatrième trimestre 2025 à 0,2%, pense de son côté que le 1% de croissance sera déjà atteint à la fin du premier semestre.

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