Aller au contenu principal
Fermer

Colombie-Les dissidents des FARC prêts à négocier un accord de paix
information fournie par Reuters 16/04/2023 à 22:04

par Julia Symmes Cobb

BOGOTA, 16 avril (Reuters) - Les rebelles dissidents des FARC qui ont rejeté un accord de paix historique en 2016 se sont dits prêts dimanche à nouer un dialogue avec le gouvernement le 16 mai pour entamer des négociations afin de sortir leur groupe, l'Estado Mayor Central (EMC), du conflit armé.

Le président de gauche Gustavo Petro, ancien membre de la guérilla urbaine M-19, s'est engagé à mettre fin à six décennies d'un conflit qui a fait plus de 450.000 morts en signant des accords de paix ou de reddition avec les rebelles et les bandes criminelles, ainsi qu'en appliquant pleinement le pacte conclu avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

L'EMC, l'une des deux factions dissidentes des FARC, est composé d'anciens dirigeants et combattants n'ayant pas accepté l'accord de paix de 2016. Celui-ci a permis de réintégrer à la vie civile 13.000 personnes qui ont formé un parti politique et obtenu 10 sièges au Congrès.

"Nous annonçons au monde entier que nos délégués à la table de dialogue avec l'État colombien, dirigé par le gouvernement national, sont déjà prêts pour le 16 mai de cette année", a déclaré Ángela Izquierdo, porte-parole du groupe armé, à des journalistes.

Le gouvernement n'a pas fait de commentaires dans l'immédiat.

Le procureur général Francisco Barbosa a suspendu les mandats d'arrêt à l'encontre de plus de 20 membres de l'EMC au début du mois de mars, ce qui a facilité l'ouverture de pourparlers de paix dans le Llano del Yari, à la frontière entre les départements de Meta et de Caqueta, dans le sud du pays.

Le groupe, composé de 3.530 personnes - 2.180 combattants et 1.350 auxiliaires - maintient un cessez-le-feu bilatéral avec le gouvernement colombien depuis le début de l'année.

L'autre faction dissidente des FARC, la Segunda Marquetalia, a repris la lutte armée en août 2019, estimant que l'État n'avait pas respecté l'accord de paix.

Le gouvernement de Petro a en outre rétabli les pourparlers de paix avec les rebelles de l'Armée de libération nationale (ELN) et les deux parties cherchent à progresser vers un accord de cessez-le-feu bilatéral lors d'un troisième cycle de négociations qui débutera bientôt à Cuba.

(Version française Benjamin Mallet)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Des panaches de fumée après des frappes aériennes israéliennes au sud de Beyrouth, le 11 mars 2026 ( AFP / - )
    information fournie par AFP 12.03.2026 00:25 

    L'Iran a assuré mercredi être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, quand Donald Trump s'est dit déterminé à "finir le boulot". Ce conflit régionalisé menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, ... Lire la suite

  • Wall Street en ordre dispersé mercredi
    information fournie par Reuters 11.03.2026 23:50 

    par Stephen Culp La Bourse de New York a fini ‌en ordre dispersé mercredi, seul le Nasdaq enregistrant une légère hausse, alors que les investisseurs s'inquiétaient de l'intensification des hostilités au Moyen-Orient ​et des répercussions de la guerre, faisant ... Lire la suite

  • Un combattant du groupe armé M23 monte la garde le 11 mars 2026, à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), devant une maison où une employée de l'ONU a été tuée dans la nuit par une frappe de drone ( AFP / Jospin Mwisha )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:38 

    Une employée humanitaire française de l'Unicef a été tuée par une frappe de drone non revendiquée à Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), aux mains du groupe antigouvernemental M23 depuis janvier 2025. "Nous sommes, à l'Unicef, ... Lire la suite

  • Image satellite, prise le 4 mars 2026 par Planet Labs PBC, montrant une école de Minab, en Iran, après un bombardement présumé le 28 février au premier jour de la guerre au Moyen-Orient ( 2026 Planet Labs PBC / - )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:14 

    L'Iran a accusé les Etats-Unis et Israël d'avoir bombardé une école. Donald Trump a d'abord essayé de rejeter la responsabilité sur Téhéran avant de faire en partie machine arrière, Israël niant tout lien avec la frappe. Selon les autorités iraniennes, l'explosion ... Lire la suite

Pages les plus populaires