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Bygmalion: Sarkozy nie toute "intention" de fraude ou négligence
information fournie par Reuters15/06/2021 à 16:30

BYGMALION : SARKOZY NIE TOUTE "INTENTION" DE FRAUDE OU TOUTE NÉGLIGENCE

BYGMALION : SARKOZY NIE TOUTE "INTENTION" DE FRAUDE OU TOUTE NÉGLIGENCE

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, interrogé mardi au procès de l'affaire Bygmalion au tribunal de Paris, a nié toute "intention de fraude" ou toute "négligence" dans le financement de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012.

L'ancien président a réfuté toute connaissance d'un montage frauduleux aux fins de financer cette campagne pour quelque 42,8 millions d'euros, près du double du plafond autorisé.

Nicolas Sarkozy est poursuivi pour "financement illégal de campagne électorale", passible d'un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende, aux côtés de 13 autres prévenus - anciens cadres de Bygmalion et de l'UMP, experts-comptables - poursuivis pour "faux", "usage de faux", "abus de confiance" ou "escroquerie", des délits passibles de trois à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.

Grand absent des débats depuis l'ouverture du procès le 20 mai, Nicolas Sarkozy, masque noir et costume bleu nuit, s'est défendu mardi d'avoir pris la moindre part au système de fausses factures avec force gestes et arguments, partant parfois dans des digressions sur sa vie politique.

"Est-ce que j'ai une intention de fraude, une intention de trafiquer? (...) Je réponds le non le plus formel à tout ça", a déclaré Nicolas Sarkozy à la présidente, Caroline Viguier, qui l'interrogeait.

"Y-a-t-il eu un seul moment où j'ai passé outre à un seul de leur avertissement ou de leur conseil? Non", a-t-il martelé, évoquant les ex-dirigeants de l'UMP, les responsables de l'agence de communication Bygmalion et son équipe de campagne.

"Moi, à partir du moment où ça fonctionnait et où tout le monde me disait que ça passait, je n'avais aucune raison de m'en préoccuper plus que cela", a-t-il plaidé.

Des explications à rebours des auditions de Jean-François Copé, ex-secrétaire général de l'UMP, et de son directeur de cabinet d'alors, Jérôme Lavrilleux, qui ont évoqué, sans le nommer, "un candidat" décisionnaire et au fait de "la valeur des choses".

"Elle est où la campagne qui s'emballe, la campagne somptueuse, la campagne en or massif? Qu'on me dise en quoi ma campagne a été différente de celle de M. Hollande et de celle de Mme Le Pen", a notamment souligné l'ancien président à propos de la campagne qui a abouti à sa défaite face au socialiste François Hollande en mai 2012.

Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour le système de fausses factures. L'accusation le cible pour avoir ignoré des alertes et bénéficié de la fraude qui lui a permis de dépasser le plafond autorisé de dépenses électorales de 22 millions d'euros, pour des meetings somptuaires notamment.

Le 1er mars dernier, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison, dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite "des écoutes Paul Bismuth". Une première pour un ancien président de la Ve République.

(Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)

12 commentaires

  • 16 juin23:49

    Cela fait plus de 40 ans que tous nos élus de tous bords se "gavent", d'une manière ou d'une autre..;.-(((