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Blocus des lycées : le mouvement s'étend, une "plateforme de concertation" bientôt lancée
information fournie par AFP 30/09/2026 à 20:02

Une voiture brûlée lors d'une manifestation de lycéens devant le lycée André Cuzin à Caluire-et-Cuire, près de Lyon, le 30 septembre 2026 ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

Une voiture brûlée lors d'une manifestation de lycéens devant le lycée André Cuzin à Caluire-et-Cuire, près de Lyon, le 30 septembre 2026 ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

Le gouvernement va bientôt ouvrir une "plateforme de concertation" pour que les lycéens puissent partager leur "inquiétudes" et leurs "revendications", a annoncé le gouvernement après plusieurs jours d'une mobilisation qui s'étend, marquée par une "montée de la violence" selon le ministère de l'Intérieur.

La mobilisation, partie de plusieurs lycées de banlieue parisienne il y a environ une semaine, a concerné 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi à la même heure, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, en conférence de presse.

Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés.

Côté Education nationale, 119 personnes ont été blessées, dont 34 personnels, depuis le début des mobilisations. "C'est inédit dans l'Education nationale", a déploré le ministre Edouard Geffray.

"Il faut impérativement que nos élèves puissent retrouver le chemin des cours, notamment tous ceux qui en sont empêché", a-t-il estimé.

Pour que les lycéens "puissent retrouver la capacité à exprimer, dans un cadre démocratique organisé, leurs revendications", il a annoncé la création d'une "plateforme de concertation" lundi, ou mardi matin au plus tard.

Il organisera ensuite, à une date non déterminée, "un événement de restitution nationale pour pouvoir apporter des réponses structurées", et promet d'être "transparent sur les demandes" et "sur les réponses".

Dans le même esprit, les recteurs vont réunir dans 48 heures, les conseils académiques de la vie lycéenne, et les proviseurs devraient convoquer "une réunion extraordinaire" des conseils d'administration et organiser des réunions des conseils de la vie lycéenne si besoin.

"J'entends et je comprends les angoisses parfois, les colères que notre jeunesse peut avoir (...) Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence. Et en aucun cas des responsables politiques (...) ne sauraient légitimer une violence au carré", a déclaré le président de la République, Emmanuel Macron, depuis Madrid, visant les responsables de La France insoumise qui soutient le mouvement de contestation.

"Les Insoumis appellent à la non-violence des méthodes de lutte", a assuré mercredi sur X le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon.

3 enquêtes IGPN

Les lycéens se mobilisent notamment pour réclamer le remplacement des professeurs absents, une augmentation des moyens, une rénovation des établissements et des conditions d'apprentissage "décentes".

"On ne cautionne pas la casse, nous on est vraiment venus pour défendre nos droits, parce qu'on a des horaires terribles, on fait des 08H00-18H00 et c'est pas normal", a déclaré à l'AFP Juan du lycée Montbello à Lille.

La mobilisation devrait se poursuivre. L'Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à un "acte deux" jeudi et à un journée d'action le 06 octobre. Les trois principales organisations étudiantes, La Fage, l'Union étudiante et l'Unef soutiennent le mouvement et appellent à des manifestations et blocages.

"Macron profite de sa dernière année pour finir la casse des services publics", a fustigé mercredi la secrétaire générale de l'Union étudiante Eloise Lefebvre-Milon, réclamant un investissement "massif" dans les lycées et les universités.

Une façade de maison brûlée après un feu de poubelle allumé dans le cadre d'un blocus de lycéens près du lycée Gustave Eiffel de Bordeaux, le 30 septembre 2026 ( AFP / Philippe LOPEZ )

Une façade de maison brûlée après un feu de poubelle allumé dans le cadre d'un blocus de lycéens près du lycée Gustave Eiffel de Bordeaux, le 30 septembre 2026 ( AFP / Philippe LOPEZ )

Devant la presse, le président de l'USL Ryad Rani s'est alarmé du "mépris", de la "répression du gouvernement" et de la "violence inouïe (des forces de l'ordre) envers les lycéens".

L'IGPN, la "police des polices", a été saisie de trois enquêtes après que des lycéens ont été blessés lors de blocages d'établissements, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, selon qui les forces de l'ordre sont intervenues "avec beaucoup de proportionnalité".

Ces investigations concernent des faits qui se sont déroulés à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-L'Aumône (Val-d'Oise) et Tours, où un jeune homme a été blessé à la tête mercredi et a été hospitalisé. Selon le procureur, ses lésions sont "compatibles" avec un tir de LBD.

4 commentaires

  • 18:07

    les lycéens ne se mobilisent pas . Pourquoi ? Tout simplement par ce que des lycéens se mobilisent . Morille alain


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