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Assange scelle un accord avec les autorités US, va être libre
information fournie par Reuters 25/06/2024 à 08:19

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, tient un document dans un lieu indiqué comme étant Londres

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, tient un document dans un lieu indiqué comme étant Londres

par Sarah N. Lynch

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, va plaider cette semaine coupable d'avoir violé la loi américaine sur l'espionnage dans le cadre d'un accord qui mettra fin à sa détention en Grande-Bretagne et lui permettra de retourner dans son Australie natale, marquant la fin d'une longue bataille judiciaire.

Selon des documents déposés par les procureurs américains auprès du tribunal de district des îles Mariannes du Nord, archipel en mer des Philippines appartenant aux Etats-Unis, Julian Assange, 52 ans, a accepté de plaider coupable de complot destiné à obtenir et divulguer des documents américains classés secret défense.

Le ressortissant australien devrait être condamné à une peine déjà purgée de 62 mois de détention lors d'une audience prévue dans l'archipel mercredi à 09h00 (mardi 23h00 GMT) puis ressortir libre du tribunal.

Via le réseau social X, WikiLeaks a indiqué que Julian Assange a quitté lundi la prison britannique de Belmarsh avant d'être mis en liberté sous caution par la Haute cour de justice de Londres puis de monter dans l'après-midi dans un avion pour quitter le territoire britannique.

"C'est le résultat d'une campagne mondiale d'activistes locaux, d'activistes de la liberté de la presse, de législateurs et de dirigeants de l'ensemble du spectre politique, jusqu'aux Nations unies", a écrit WikiLeaks dans son communiqué.

Une vidéo publiée par WikiLeaks sur la plateforme X montre Julian Assange, vêtu d'une chemise bleue et d'un jeans, signer un document avant de prendre place à bord d'un avion privé.

Il se rendra en Australie à l'issue de l'audience, a indiqué WikiLeaks, en référence à l'audience mercredi à Saipan, la capitale des îles Mariannes du Nord.

Le gouvernement australien, qui a fait pression pour obtenir la libération de Julian Assange, n'a effectué aucun communiqué pour l'heure.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès d'un avocat de Julian Assange.

Détenu depuis plusieurs années dans une prison britannique de haute sécurité, Julian Assange se battait contre son extradition aux Etats-Unis, qui voulaient le traduire devant la justice pour avoir fait "fuiter" sur WikiLeaks des centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques classés secret défense.

Au titre de la loi américaine sur l'espionnage ("Espionage Act"), Julian Assange risquait une peine de plusieurs décennies d'emprisonnement.

Ses nombreux partisans, qui considèrent le ressortissant australien comme un héros anti-establishment pour avoir révélé des actes répréhensibles et des crimes de guerre présumés des Etats-Unis, dénonçaient une persécution.

Réfugié pendant sept ans à l'ambassade de l'Equateur à Londres quand ses ennuis judiciaires ont commencé, avant d'être emprisonné en 2019 pour n'avoir pas respecté les conditions de sa liberté conditionnelle, Julian Assange avait obtenu le mois dernier de la Haute cour de justice londonienne le droit de faire appel de son extradition vers les Etats-Unis, qui avait été acceptée par le gouvernement britannique en 2022.

(Sarah N. Lynch, avec la contribution d'Andrew Goudsward à Washington, Michael Holden et Kate Holton à Londres, Renju Jose à Sydney; version française Jean Terzian)

3 commentaires

  • 25 juin 10:44

    M5441845 : il y a des hommes sur terre qui vivent debout, d'autres couchés : suivez mon regard


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