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Argentine: inflation en regain, les autorités invoquent l'impact de la guerre au Moyen-Orient
information fournie par Boursorama avec AFP 15/04/2026 à 08:10

( AFP / ALEJANDRO PAGNI )

( AFP / ALEJANDRO PAGNI )

L'inflation en Argentine a connu une accélération en mars à +3,4%, indice mensuel le plus élevé en près d'un an, un regain que les autorités attribuent au choc externe de la guerre au Moyen-Orient et son impact sur les carburants.

La hausse des prix en mars, publiée mardi par l'Institut national de la statistique (Indec), confirme une remontée lente mais continue depuis mi-2025, quand l'inflation s'était établie à 1,5% en mai, plus bas niveau depuis cinq ans.

Malgré ce dixième mois de hausse consécutive, l'inflation atteint 32,6% sur douze mois, restant sur une tendance lourde à la désinflation depuis deux ans sous le gouvernement de l'ultralibéral Javier Milei. L'an dernier à la même époque, l'inflation interannuelle était de 55,9%. Et de 161% à son arrivée au pouvoir fin 2023.

En mars, "on a enregistré un impact significatif de la guerre au Moyen-Orient, en ligne avec les effets constatés dans d'autres pays", a plaidé le ministre de l'Économie ,Luis Caputo, sur X, après la publication de l'indice.

"Évidemment cela (la guerre) a eu un impact sur tout ce qui est lié au pétrole, depuis les billets d'avion intérieurs jusqu'au transport", anticipait-il lundi. Évoquant aussi des "facteurs saisonniers", la rentrée scolaire de mars voyant généralement un sursaut des frais d'éducation.

"Ce chiffre ne nous plaît pas, car l'inflation nous répugne", a tweeté Javier Milei. Mais il a invoqué "des éléments solides" permettant de l'expliquer, et d'espérer que "l'inflation revienne sur sa trajectoire descendante".

Après deux ans d'austérité budgétaire draconnienne qui ont redressé les comptes publics mais anémié activité et emploi, Javier Milei a - fait rare - concédé la semaine dernière que "les derniers mois (avaient) été durs" et que l'"amélioration économique ne se (faisait) pas à la même vitesse pour tous".

Parmi les récentes statistiques négatives, l'activité industrielle à chuté de 8,7% sur un an en février, et le travail informel a augmenté sur deux ans, passant de 41,4% à fin 2023 à 43% fin 2025.

"Je ne dis pas que tout va bien, c'est infernal d'avoir 30% de pauvreté", a déclaré le président sur la chaîne publique, revendiquant toutefois une baisse de la pauvreté depuis un an selon le chiffre officiel. Et invitant à la "patience".

"La direction est la bonne. En changer serait dynamiter tout ce qui a été accompli", a-t-il insisté.

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