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Appel au calme après de nouveaux affrontements en Nouvelle-Calédonie
information fournie par Reuters 16/05/2024 à 04:55

Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc, a appelé au calme jeudi, alors que les violences alimentées par le projet de réforme constitutionnelle élargissant le corps électoral de l'île se sont poursuivies dans la nuit.

"La nuit (...) a été moins violente que la nuit précédente. Il y a eu pour autant des affrontements très importants entre des émeutiers, relevant de la Cellule de coordination des actions sur le terrain (CCAT), avec une continuation des pillages et des incendies très importants sur l'ensemble de l'agglomération de la Nouvelle-Calédonie", a dit Louis Le Franc lors d'une conférence de presse.

"On lance un appel au calme", a-t-il dit. "Je leur demande à tous de respecter le couvre-feu. De respecter l'interdiction de port d'armes, de transport d'armes et de rassemblement dans l'agglomération de Nouméa."

Le haut-commissaire de la République a déclaré que les destructions engendrées par les émeutes étaient "considérables" et qu'il pensait qu'elles pouvaient représenter "des centaines de millions d'euros" de dégâts.

Cinq assignations à résidence ont été prononcées par le ministre de l'Intérieur à l'encontre de commanditaires présumés des troubles à l'ordre public, a par ailleurs indiqué le Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie dans un communiqué.

L'aéroport de Nouméa reste fermé aux vols commerciaux et la population est appelée à limiter ses déplacements au strict nécessaire, précise le communiqué.

L'ÉTAT D'URGENCE DÉCRÉTÉ

Le gouvernement français a déclaré mercredi, à la demande du président Emmanuel Macron, l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie, alors que les violences ont fait quatre morts dans la nuit de mardi à mercredi.

L'état d'urgence est entré en vigueur jeudi à 05h00 du matin (mercredi 18h00 GMT, soit 20h00 à Paris), pour une durée de 12 jours.

Les violences sont alimentées par le projet de réforme de la Constitution visant à élargir aux personnes résidant depuis dix ans dans l'archipel le corps électoral, figé depuis l'accord de Nouméa de 1998.

Le texte, approuvé par l'Assemblée nationale dans la nuit de mardi à mercredi, doit désormais être soumis à l'approbation des parlementaires réunis en Congrès, qu'Emmanuel Macron s'est engagé à convoquer à la fin du mois prochain en l'absence d'un accord politique plus large entre les parties calédoniennes.

(Rédigé par Camille Raynaud)

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