( AFP / THOMAS COEX )
Des sanctions d'un total de 360.000 euros ont été requises jeudi par l'Autorité des marchés financiers (AMF) à l'encontre de la société Financière Fonds Privés (FFP) et ses dirigeants, auxquels il est notamment reproché d'avoir proposé des services de placement non garanti sans en avoir le droit.
Lors d'une séance de la commission des sanctions du gendarme boursier, la présidente du collège de l'AMF a proposé une sanction de 250.000 euros ainsi qu'un blâme contre la FFP, 70.000 euros à l'encontre de Pierre-Michel Deléglise, président de la société, et 40.000 euros contre Thierry de Chambure, directeur général.
Deux séries de griefs ont été adressés à la FFP: des services de placement non garanti, soit une activité non autorisée par son statut de conseillers en investissements financiers (CIF), et une défaillance dans l'activité de conseil.
Des griefs "caractérisés", selon la rapporteure et la présidente du collège.
Pour cette dernière, les services de placement non garanti représentent un grief "d'autant plus grave" qu'il a "permis à la FFP de recevoir plus de 3,1 millions d'euros de rémunération indue".
L'amende requise contre la société représente la totalité de sa trésorerie et plus du quart du chiffre d'affaires annuel qu'elle projette de faire en 2026.
Le président de la société, M. Deléglise, s'est dit "extrêmement choqué" par le montant requis qui poserait, selon lui, la question de la "survie" de l'entreprise. Il a plaidé "la bonne foi" et assuré que la FFP n'avait "à aucun moment cherché à contourner la réglementation".
L'avocat de la société a d'ailleurs fait valoir que la FFP s'était appuyée sur des "avis juridiques". "On ne peut pas faire grief à mes clients de s'en être remis à l'avis d'une association professionnelle agréée par l'AMF".
La décision de l'AMF sera rendue dans les semaines à venir.
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