Le président du Rassemblement national Jordan Bardella s'adresse à la presse lors de sa visite à la foire agricole de Châlons-en-Champagne, le 29 août 2026 dans la Marne ( AFP / Sameer Al-DOUMY )
Pas de "police du vêtement" : le président du Rassemblement national Jordan Bardella s'est montré prudent lundi sur la mise en place d'amendes pour sanctionner le port du voile dans l'espace public, renvoyant ce débat à un référendum sur "l'idéologie islamiste" si Marine Le Pen devenait présidente.
"Il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement. D'abord, ce sont les Français qui décideront ou pas d'une telle mesure par l'intermédiaire d'un référendum", a expliqué le patron du RN, qui s'adressait à des journalistes devant le siège de son parti.
Jean-Philippe Tanguy, député du parti d'extrême droite et lieutenant de Marine Le Pen, a assuré dimanche que la question avait été "tranchée" au RN en faveur d'une interdiction assortie d'une "amende" pour les femmes qui porteraient le voile, au même titre que "les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité" en voiture.
Une proposition critiquée par l'exécutif et par Jean-Luc Mélenchon, notamment.
Interrogé à son tour sur l'applicabilité de cette promesse, Jordan Bardella a clarifié la proposition, assurant que le RN, en cas de victoire, soumettrait plusieurs référendums : le premier sur l'immigration, puis, "au cours du quinquennat, un deuxième référendum sur la question de l'idéologie islamiste".
"Il y aura évidemment une proposition pour étendre l'interdiction des signes religieux à l'école, (à) la sphère publique", a-t-il affirmé, sans dire si cela passerait par des amendes délivrées par la police.
"Il n'y aura pas d'interdiction à proprement parler le lendemain matin de notre élection, il y aura en tout cas un débat de société sur la place de l'islamisme", a ajouté M. Bardella. Mais ce second référendum contiendra "beaucoup d'autres mesures", a-t-il précisé.
Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, avait tenu un discours similaire dans la matinée sur LCI, sans mentionner lui non plus l'hypothèse de demander aux forces de l'ordre de délivrer des amendes. Il faudra avant tout, selon lui, "définir" l'idéologie islamiste et ses "signes extérieurs".
"Pour freiner l'islam radical, effectivement, nous considérons que les policiers sont le bras de l'Etat pour le faire le mieux possible", a-t-il néanmoins affirmé.

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