Cette enveloppe est débloquée dans le cadre du prêt de 90 milliards d'euros, dont 60 d'aide militaire, accordé à Kiev.
( AFP / SERGEI SUPINSKY )
L'Union européenne a annoncé lundi 24 août le déblocage d'une nouvelle tranche de 6,1 milliards d'euros à l'Ukraine, pour lui permettre de renforcer sa défense aérienne et sa capacité en missiles et munitions. "En ce Jour de l’Indépendance de l’Ukraine, nous exprimons notre soutien indéfectible", a affirmé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Cette aide, cruciale pour l'Ukraine dont les villes et infrastructures sont frappées chaque jour par la Russie, s'inscrit dans le cadre du prêt de 90 milliards d'euros, dont 60 milliards d'aide militaire, accordé à Kiev par l'Union européenne. Quelque 16 milliards d'euros ont déjà été approuvés, dont 8,5 milliards effectivement déboursés, selon la Commission européenne. "Avec 376 frappes de missiles recensées pour le seul mois de juillet, le renforcement des défenses de l’Ukraine est devenu de plus en plus urgent" , a affirmé la Commission européenne dans un communiqué.
La "coalition des volontaires" avance ses pions
Aux dernières semaines d'un été meurtrier pour sa population civile ciblée par les attaques russes, l'Ukraine manque particulièrement de missiles intercepteurs, de type Patriot, pour contrer les missiles balistiques de Moscou. Dans ce contexte, Kiev accueille lundi une réunion de ses principaux soutiens européens, espérant des équipements de défense antiaérienne et une pression accrue sur la Russie, dont les attaques n'ont jamais fait autant de victimes civiles. La rencontre des Etats membres de la "Coalition des volontaires" est coprésidée par le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.
Cette alliance est née d'une initiative franco-britannique regroupant des pays prêts à déployer des forces de maintien de la paix en Ukraine en cas de cessez-le-feu. Elle est devenue un forum destiné à soutenir les Ukrainiens, dans un contexte d'incertitude quant aux engagements américains sous la présidence de Donald Trump. M. Burnham doit annoncer que Londres donne son feu vert pour que l'entreprise de défense MBDA puisse divulguer des informations classifiées nécessaires pour aider l'Ukraine et la France à mettre en place une production locale du missile franco-britannique de croisière de longue portée Scalp. De son côté, Emmanuel Macron s'est engagé samedi à ce que son pays livre de nouveaux missiles intercepteurs.
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