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Agacé par les "polémiques", Olivier Faure exhorte à l'unité de la Nupes
information fournie par Boursorama avec Media Services 19/09/2022 à 13:03

"Par quelle folie somme-nous capables de ne pas être au rendez-vous des Français?", a demandé le chef de file socialiste.

Olivier Faure, le 18 septembre 2022, à Rennes ( AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER )

Olivier Faure, le 18 septembre 2022, à Rennes ( AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER )

A l'occasion des journées parlementaires de son parti, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a lancé à Rennes un appel à la Nupes à privilégier "les combats communs" aux "polémiques", face au risque d'une extrême droite au pouvoir dans 5 ans.

Devant plusieurs dizaines de militants et parlementaires, dont le chef des députés Boris Vallaud et le patron des sénateurs Patrick Kanner, Olivier Faure s'est dit "agacé", "que l'on passe depuis trois semaines de polémiques en polémiques entre les participants de la Nupes, qui ont plus de passion à se distinguer les uns et des autres qu'à entamer les combats communs", dans une allusion voilée à la polémique autour de la "gauche des allocs" de Fabien Roussel.

"Besoin de marquer les esprits"

"Par quelle folie somme-nous capables de ne pas être au rendez-vous des Français? Il va falloir que chacun prenne ses responsabilités, qu'on arrête ces débats incessants entre nous, où on cherche à donner le point à la droite ou à l'extrême droite", a-t-il asséné. "Nous avons besoin de marquer les esprits avant un débat budgétaire sur la sécurité sociale et le budget de l'Etat, tout le reste est superflu", a-t-il encore déclaré. Face à l'extrême droite "en passe de l'emporter" en France, il a invité les militants à "faire mentir" le slogan du RN "L'alternance c'est nous".

"Si dans cinq ans nous continuons à nous battre les uns contre les autres, à ouvrir des débats qui n'en sont pas, à faire en sorte que la gauche soit regardée comme incapable de gouverner, alors nous aurons une part de responsabilité dans la victoire de l'extrême droite", a-t-il poursuivi. Il a appelé les militants "à repartir en campagne", comme "si demain matin on devait repartir aux élections".

Boris Vallaud a lui abondé sur "l'entrée en force de l'extrême-droite à l’Assemblée". "Nous devons être les vigies intraitables de cette extrême-droite qui n’a rien d’ordinaire même si elle est rasée de près désormais, qu'elle porte la cravate", a-t-il dit.

"Il y a cette responsabilité, non seulement d'être vigilants mais de répondre aux préoccupations des Françaises et des Français et en particulier des classes populaires, il faut parler aux classes populaires et aux classes moyennes", a insisté le député des Landes. De son côté Patrick Kanner a prédit "un pays à feu et à sang" à l'automne, si Emmanuel Macron imposait de force la retraite à 65 ans, par amendement au PLFSS.

3 commentaires

  • 19 septembre 19:44

    Ils sont en voie de disparition,faudrait peut être créer un fond d'aide d'urgence pour leur survie


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