Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, le 23 juin 2026 à Paris ( AFP / Alain JOCARD )
A six jours de la décision de la cour d'appel de Paris, qui déterminera si elle peut concourir une quatrième fois à l'élection présidentielle, Marine Le Pen a affirmé mercredi dans un entretien à LCI qu'elle n'a "pas peur" du jugement à venir.
"Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées", a ajouté la cheffe de file du Rassemblement national, dans un extrait diffusé au journal de 20H00 de TF1.
Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate (pour détournement de fonds dans l'affaire des assistants parlementaires européens) Marine Le Pen saura le 7 juillet si cette sanction est confirmée en appel. Trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi qu'une amende de 100.000 euros ont également été requis à son encontre.
Toute peine d'inéligibilité supérieure à deux ans l'empêcherait de se présenter à la présidentielle, auquel cas son dauphin Jordan Bardella, président du RN, porterait les couleurs du parti à cette élection.
"Ca ne dépend plus de moi", a reconnu Marine Le Pen, tout en affichant sa sérénité. "Non, je n'ai pas peur. La peur est un sentiment qui ne m'est pas familier. Quand on mène un combat comme je l'ai mené, et comme je continue à le mener, et comme je continuerai quoi qu'il arrive à le mener, la peur n'a pas sa place", a déclaré celle qui a déjà promis de faire campagne aux côtés de Jordan Bardella dans tous les cas de figure.

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