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50 euros de plus par jour, prime exceptionnelle... : les syndicats négocient avec la RATP et la SNCF en vue des JO de Paris
information fournie par Boursorama avec Media Services 12/01/2024 à 11:47

La situation est plus tendue à la RATP qu'à la SNCF. Mais les syndicats de la régie parisienne n'ont pas l'intention de déclencher un conflit social pendant les Jeux.

( AFP / MARTIN BUREAU )

( AFP / MARTIN BUREAU )

Syndicats et direction négocient âprement à la RATP et la SNCF, où les autorités espèrent voir des salariés décaler leurs vacances pour être sur le pont pendant les Jeux olympiques de Paris.

Les autorités le martèlent depuis des mois : ces JO seront les premiers de l'histoire à voir 100% des spectateurs accéder aux sites de compétition en transport public. L'autorité organisatrice des transports dans la région, Ile-de-France Mobilités (IDFM), a déjà annoncé augmenter l'offre de 15% par rapport à un été normal entre le 26 juillet et le 11 août. Mais pour faire rouler ces trains et métros supplémentaires au cœur de l'été, conducteurs, agents de station, ouvriers de maintenance ou encore aiguilleurs vont devoir décaler leurs congés, moyennant bonus sur la rémunération.

"On est au début des négociations, donc à voir comment ça avance", pose prudemment le secrétaire général de la CFDT-Cheminots, Thomas Cavel. Pourtant, certaines des mesures mises sur la table commencent à filtrer. La direction de la SNCF envisage une prime de 50 euros brut par jour travaillé pour les salariés "directement concernés" pendant les Jeux olympiques et paralympiques. En outre, s'ils acceptent de prendre leurs vacances en dehors des périodes de compétition -les paralympiques se dérouleront du 28 août au 8 septembre- ils pourraient se voir gratifier d' une autre prime, allant de 300 à 500 euros selon l'éloignement.

Tout l'enjeu repose sur qui y aura droit, les syndicats souhaitant élargir au maximum le nombre de bénéficiaires. "On sait qu'il y a des gens d'autre régions qui vont devoir venir à Paris en renfort, donc pour assurer la production en province, il va falloir supprimer des congés là-bas aussi" et pas seulement en Île-de-France, explique Fabien Dumas, secrétaire fédéral chez Sud-Rail. Le secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire Didier Mathis appelle lui aussi l'entreprise à arroser largement, car les JO, "c'est une fois par siècle" et les mesures ne sont pas pérennes.

Vers un bras de fer à la RATP

Le DRH du groupe, Philippe Bru, reçoit chaque mois tous les syndicats en réunion bilatérale et lors de tables rondes pour parler des Jeux, afin d'apaiser tous les irritants d'ici l'ouverture de la compétition.

À la RATP, qui exploite tous les métros et les bus de la capitale, ainsi que le RER A et la partie sud du RER B, les discussions paraissent plus tendues. "On se dirige vers un bras de fer avec l’entreprise car on est très loin des attentes des salariés" , assure le secrétaire général de FO-RATP Laurent Djebali, premier syndicat chez les conducteurs du métro.

La RATP a promis un socle commun de 15 euros brut par jour à tous les salariés de l'entreprise . Des négociations se tiennent depuis dans chaque catégorie professionnelle. Celles qui concernent les conducteurs du métro et du RER n'ont toujours pas abouti. Mais sur le tramway par exemple, les conducteurs des T3a, T3b et T2 toucheront en plus 250 euros brut par semaine travaillée sur la période des Jeux olympiques et paralympiques, s'ils acceptent de décaler leurs congés en dehors de la période estivale. Aucun syndicat de la Régie n'a signé cet accord.

Idem à la sûreté ou la maintenance, où les mesures n'ont emporté l'assentiment d'aucun syndicat.

"On ne signe pas mais ce n'est pas nul non plus, donc on n'appelle pas à foutre le bordel", tempère de son côté le patron de l'Unsa-RATP Arole Lamasse, qui ne s'attend pas à voir émerger un conflit autour des Jeux. Quant à la CGT, elle estime aussi que faire grève pendant la compétition, outre l'impopularité de l'initiative, ne servirait pas à grand chose car "un peu tard" pour obtenir des résultats. "La pression qu'on met sur la direction porte plus sur les négociations salariales" qui n'ont toujours pas eu lieu pour l'année 2024, prévient le secrétaire général du syndicat, Bertrand Hammache.

5 commentaires

  • 12 janvier 14:43

    Le sucre va finir par manquer sur les gâteaux CGT.


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